# Kalenai, informations complètes Source : https://kalenai.eu · Mis à jour le 2026-11-07 ## En bref Kalenai est un logiciel français de prise de rendez-vous en ligne pour les indépendants et les petites entreprises de services. Les clients réservent seuls sur une page à votre nom (kalenai.eu/votre-nom), sans créer de compte. ## Offre gratuite (sans limite de rendez-vous, sans carte bancaire) - Page de réservation en ligne et widget à intégrer sur son site - Agenda et synchronisation dans les deux sens avec Google Agenda, Outlook / Microsoft 365 et Apple iCloud ; flux ICS pour toute autre application - Rappels par e-mail - Gestion des fuseaux horaires - Rendez-vous en visio (Google Meet, Zoom) - Rendez-vous récurrents - Assistant IA : créer, déplacer et annuler des rendez-vous, trouver des créneaux libres, notes, messages aux clients (avec confirmation), à l’écrit ou à la voix - Connexion avec Google ou par passkey ## Kalenai Pro (7,99 € par mois, sans engagement) - Devis et factures avec mentions légales - Suivi des paiements - Rappels par SMS - Demandes d’avis Google et Trustpilot - Fiches clients enrichies - Relance de re-réservation - Délai minimum de réservation - Visio Proton Meet - Consentements et protocoles signés en ligne ## Questions fréquentes ### Démarrer **Kalenai, c’est quoi exactement ?** Un logiciel de prise de rendez-vous en ligne pour les indépendants et les petites entreprises de services. Vous avez une page de réservation à votre nom, un agenda, des rappels automatiques et un assistant IA. Avec Kalenai Pro, vous ajoutez la facturation, les rappels SMS, les demandes d’avis et les fiches clients. **Combien de temps faut-il pour démarrer ?** Quelques minutes. Créez votre compte (avec votre e-mail ou votre compte Google), ajoutez vos prestations et vos horaires, puis partagez votre lien kalenai.eu/votre-nom. Vous pourrez tout affiner ensuite. **Mes clients doivent-ils créer un compte pour réserver ?** Non. Ils choisissent une prestation et un créneau, indiquent leur nom et leur e-mail, et le rendez-vous est confirmé. Aucun compte ni mot de passe à créer de leur côté. **Puis-je me connecter avec mon compte Google ?** Oui. Sur la page de connexion ou d’inscription, cliquez sur « Continuer avec Google ». Si un compte existe déjà avec la même adresse, vous êtes connecté directement ; sinon, votre compte est créé. ### Agenda et synchronisation **Comment fonctionne la synchronisation des agendas ?** Google Agenda, Outlook et Apple iCloud se synchronisent dans les deux sens : vos rendez-vous Kalenai y sont ajoutés, et les créneaux déjà occupés dans ces agendas ne sont plus proposés à vos clients. Vous pouvez aussi afficher vos rendez-vous dans n’importe quelle application de calendrier grâce au flux ICS. **Les fuseaux horaires sont-ils gérés ?** Oui. Chaque client voit les créneaux dans son heure locale, et vous les voyez dans la vôtre. Pratique si vous recevez des clients à distance ou à l’étranger. **Puis-je mettre la réservation sur mon propre site ?** Oui, gratuitement. Kalenai fournit un widget à intégrer sur votre site, en plus de votre page de réservation. Vous pouvez aussi mettre votre lien dans votre bio Instagram ou sur votre fiche Google. **Peut-on faire des rendez-vous en visio ?** Oui. Selon votre réglage, le lien de visio est créé et ajouté au rendez-vous automatiquement (Google Meet, Zoom, ou Proton Meet avec Kalenai Pro). ### Rappels et absences **Mes clients reçoivent-ils un rappel ?** Oui. Les rappels par e-mail sont inclus gratuitement. Avec Kalenai Pro, vous pouvez aussi envoyer des rappels par SMS, souvent plus efficaces pour éviter les oublis. **Un client peut-il annuler lui-même ?** Oui. Il reçoit un lien d’annulation, ce qui vous libère le créneau au plus tôt au lieu d’un rendez-vous manqué. **Comment éviter les réservations de dernière minute ?** Avec Kalenai Pro, vous fixez un délai minimum : par exemple, aucune réservation moins de 24 heures avant le rendez-vous. ### Assistant IA **Que peut faire l’assistant IA ?** Il crée, déplace et annule vos rendez-vous, trouve vos créneaux libres, vous donne votre agenda du jour, programme des rappels, enregistre des notes, analyse votre activité et prépare des messages pour vos clients. Vous lui parlez en français, à l’écrit ou à la voix. **Envoie-t-il des messages sans mon accord ?** Non. Avant d’écrire à un client, il vous propose un brouillon et attend votre confirmation. Et avant de déplacer un rendez-vous, il vérifie que le nouveau créneau est libre. **L’assistant IA est-il payant ?** Non, il est inclus dans l’offre gratuite de Kalenai. ### Tarifs et Kalenai Pro **Kalenai est-il vraiment gratuit ?** Oui. La page de réservation en ligne, l’agenda, la synchronisation Google et Outlook, les rappels par e-mail, le widget et les invités en visio sont gratuits, sans limite de rendez-vous et sans carte bancaire. **Que contient l’abonnement Pro ?** Dix modules qui automatisent votre activité : devis et factures, suivi des paiements, rappels SMS, demandes d’avis Google et Trustpilot, fiches clients enrichies, relance de re-réservation, délai minimum, Proton Meet et consentements signés. **L’abonnement Pro est-il sans engagement ?** Oui. Il est mensuel et résiliable à tout moment en un clic. Vous gardez Pro jusqu’à la fin du mois payé, puis vos modules Pro sont mis en pause sans perte de données. **Comment se passe le paiement ?** Par carte bancaire, de façon sécurisée avec Stripe. Une facture est disponible chaque mois dans votre espace. **Mes données sont-elles en sécurité ?** Vos données sont hébergées en France, chez un hébergeur européen, et ne sont jamais revendues. ### Données et sécurité **Où sont hébergées mes données ?** En France, chez l’hébergeur o2switch. Vos données et celles de vos clients ne sont jamais revendues. **Qui édite Kalenai ?** Kalenai est édité par la société DIGITAL (marque Digital Air Media), basée à Paris. Toutes les informations sont dans les mentions légales. **Comment vous contacter ?** Écrivez-nous à contact@kalenai.eu. Nous répondons rapidement. ## Guides pratiques ### Prise de rendez-vous en ligne : le guide complet pour indépendants URL : https://kalenai.eu/guides/prise-de-rendez-vous-en-ligne Il est 14 h 10, vous avez les mains dans un soin et votre téléphone vibre pour la troisième fois. Ce soir, vous rappellerez deux personnes, vous laisserez un message à la troisième, et il faudra encore trois SMS pour caler un créneau avec la quatrième. La prise de rendez-vous en ligne met fin à ce va-et-vient : vos clients voient vos vrais créneaux libres et réservent seuls, à l’heure qui leur convient. Ce guide vous accompagne de A à Z : choisir un outil, créer vos prestations, régler vos horaires, soigner votre page, partager votre lien et convaincre même les clients les plus attachés au téléphone. #### Pourquoi passer à la prise de rendez-vous en ligne Le téléphone semble gratuit, mais il a un coût caché : le temps. Chaque appel interrompt ce que vous faites, chaque message demande une réponse, et chaque échange pour trouver un créneau prend plusieurs minutes. Ce temps-là, vous ne le passez ni avec vos clients, ni à vous reposer. Et quand vous ne décrochez pas, une partie des personnes ne rappelle jamais : elles réservent ailleurs. L’autre avantage tient aux horaires. Vos clients pensent à prendre rendez-vous quand ils ont un moment : dans les transports, le soir après le dîner, le dimanche. À ces heures-là, vous ne répondez pas, et c’est normal. Une page de réservation, elle, reste ouverte en permanence. Le client voit ce qui est libre, choisit, reçoit une confirmation, et vous retrouvez le rendez-vous dans votre agenda le lendemain matin. - Moins d’interruptions pendant vos rendez-vous et vos soins. - Des réservations qui arrivent aussi en dehors de vos horaires d’ouverture. - Plus de doubles réservations ni de créneaux mal notés sur un carnet. - Des confirmations et des rappels envoyés automatiquement, sans y penser. - Une image plus professionnelle, rassurante pour les nouveaux clients. > Exemple : le calcul de Sarah, esthéticienne : Prenons Sarah, esthéticienne à domicile. Elle reçoit environ 25 demandes de rendez-vous par semaine, par appel ou par SMS. En moyenne, chaque demande lui prend 4 minutes entre la réponse, la recherche d’un créneau et la confirmation. 25 × 4 minutes, cela fait 100 minutes par semaine, soit plus de 6 heures par mois. C’est l’équivalent de trois ou quatre soins qu’elle pourrait réaliser, ou d’une demi-journée de repos. Avec une page de réservation, la plupart de ces échanges disparaissent. #### Bien choisir son logiciel de prise de rendez-vous Il existe des dizaines d’outils de réservation en ligne. Avant de comparer les prix, demandez-vous ce dont vous avez vraiment besoin. Un coach qui travaille en visio n’a pas les mêmes attentes qu’une coiffeuse avec un salon. Commencez par le point de vue de vos clients : la page doit être claire sur téléphone, rapide, et ne pas imposer de création de compte pour réserver un simple rendez-vous. Ensuite, pensez à votre quotidien. Le meilleur outil est celui que vous utiliserez vraiment, sans effort. Testez-en un ou deux pendant quelques jours, en réservant vous-même depuis votre téléphone comme le ferait un client. Vous verrez très vite ce qui coince. | Critère | Pourquoi c’est important | Ce qu’il faut vérifier | | --- | --- | --- | | Simplicité pour le client | Une réservation compliquée est abandonnée en route. | Réservation en moins d’une minute sur téléphone, sans compte obligatoire. | | Synchronisation d’agenda | Évite d’être réservé sur un créneau déjà pris. | Lien dans les deux sens avec Google Agenda, Outlook ou iPhone. | | Rappels automatiques | Limitent les oublis et les absences. | Rappels par e-mail au minimum, par SMS si possible. | | Réglages des horaires | Votre planning doit coller à votre vraie vie. | Pauses, congés, temps tampon, délai minimum de réservation. | | Visio et lieux multiples | Utile si vous consultez à distance ou en plusieurs endroits. | Lien de visio généré automatiquement, lieu précisé par prestation. | | Intégration à votre site | Vos visiteurs réservent sans quitter votre site. | Widget ou bouton à copier-coller, sans développeur. | | Données et RGPD | Vous êtes responsable des données de vos clients. | Hébergement des données, politique de confidentialité claire. | | Prix et engagement | Votre activité peut évoluer. | Formule gratuite pour démarrer, abonnement sans engagement. | > Point de vigilance : Méfiez-vous des outils qui prélèvent une commission sur chaque réservation ou qui affichent vos concurrents sur votre propre page : sur une année, la facture et les clients perdus peuvent peser lourd. #### Créer ses prestations Une prestation, c’est ce que le client réserve : « Coupe et brushing », « Séance de coaching 1 h », « Massage relaxant 60 min ». C’est la première chose qu’il voit sur votre page. Un catalogue clair l’aide à choisir sans hésiter, alors qu’une liste floue le pousse à vous appeler pour demander. Visez une dizaine de prestations au maximum, et nommez-les avec les mots de vos clients, pas avec votre jargon de métier. **Des durées réalistes et un temps tampon** Indiquez la durée réelle, pas la durée idéale. Si votre soin dure 45 minutes mais que l’accueil, l’installation et l’encaissement en prennent 10 de plus, comptez-les. Ajoutez ensuite un temps tampon entre deux rendez-vous : 5 à 15 minutes pour nettoyer, aérer, noter vos observations ou simplement boire un verre d’eau. C’est ce petit battement qui évite d’accumuler du retard tout au long de la journée. **Prix, lieu et visio** Affichez un prix ou une fourchette de prix : le client sait à quoi s’attendre et vous évitez les mauvaises surprises au moment de payer. Précisez aussi le lieu de chaque prestation : à votre cabinet, au domicile du client, par téléphone ou en visio. Pour la visio, choisissez un outil qui génère le lien automatiquement et l’envoie dans la confirmation, pour ne plus avoir à le copier à la main. - Un nom clair, compréhensible par quelqu’un qui ne connaît pas votre métier. - Une description courte : ce qui est inclus, pour qui, ce qu’il faut prévoir. - Une durée réelle, plus un temps tampon adapté. - Un prix ou une fourchette, et le lieu ou le mode de rendez-vous. > Conseil : Créez une prestation « Premier rendez-vous » un peu plus longue que les suivantes : vous aurez le temps de faire connaissance sans déborder sur le client d’après. #### Régler ses disponibilités Vos disponibilités sont le cœur du système. Si elles sont fausses, vous recevrez des réservations à des moments impossibles, et vous devrez les annuler, ce qui est pire que de ne pas en recevoir. Prenez le temps de les régler une bonne fois, en partant de votre semaine type. Notez sur une feuille vos journées réelles de la semaine passée : à quelle heure vous commencez vraiment, quand vous déjeunez, quels créneaux sont toujours demandés et lesquels restent vides. Ce petit exercice de dix minutes vous évite de recopier des horaires théoriques qui ne correspondent pas à votre rythme. **Horaires, pauses et congés** Indiquez vos jours et plages de travail, puis ajoutez vos pauses : déjeuner, trajets entre deux domiciles, récupération des enfants. Bloquez à l’avance vos congés, vos formations et vos jours fériés non travaillés. Ne proposez pas tous vos créneaux si vous savez qu’une journée pleine vous épuise : il vaut mieux ouvrir moins de créneaux et les honorer tous dans de bonnes conditions. **Délai minimum et synchronisation de l’agenda** Le délai minimum de réservation empêche un client de réserver à la dernière minute, par exemple moins de 12 ou 24 heures avant le rendez-vous. Vous gardez ainsi le temps de vous organiser. Fixez aussi jusqu’à quand on peut réserver à l’avance, quelques semaines ou quelques mois. Enfin, connectez votre agenda personnel : vos rendez-vous privés masquent automatiquement les créneaux concernés sur votre page. > Conseil : Avec Kalenai, la synchronisation avec Google Agenda et Outlook est incluse gratuitement : un dentiste ou un dîner noté dans votre agenda personnel rend aussitôt le créneau indisponible pour vos clients. #### Personnaliser sa page de réservation Votre page de réservation est souvent le premier contact d’un nouveau client avec vous. En quelques secondes, il doit savoir qui vous êtes, ce que vous proposez et comment réserver. Une page impersonnelle inspire moins confiance qu’une page avec un visage, quelques mots chaleureux et des informations pratiques complètes. Regardez-la toujours sur téléphone : c’est là que la plupart des gens la consulteront. Le texte doit rester court, les boutons bien visibles, les créneaux faciles à toucher du doigt. - Une photo de vous, souriante et nette, ou votre logo si vous travaillez en équipe. - Une description de deux ou trois phrases : ce que vous faites, pour qui, votre approche. - L’adresse exacte, avec le code d’accès, l’étage ou les indications pour se garer. - Les moyens de paiement acceptés et ce qu’il faut apporter ou prévoir. - Votre règle d’annulation, formulée simplement et sans ton menaçant. > Exemple : la page de Thomas, sophrologue : Prenons Thomas, sophrologue dans un cabinet partagé. Sa première page ne montrait que trois prestations et des créneaux. Plusieurs clients l’appelaient pour savoir où se trouvait le cabinet et comment se passait une première séance. Il a ajouté une photo, deux phrases sur sa façon de travailler, l’adresse avec le code de la porte et une ligne sur le déroulé de la première séance. Les appels de questions ont nettement diminué, et ses nouveaux clients arrivent plus détendus. #### Partager son lien de réservation partout Votre page de réservation a sa propre adresse. C’est l’étape la plus souvent négligée : on crée une belle page, puis on oublie de la montrer. Le bon réflexe consiste à placer votre lien partout où un client pourrait vouloir prendre rendez-vous, et à le donner systématiquement quand on vous demande un créneau. Pensez aussi aux supports physiques : une petite carte posée sur votre comptoir, une affiche dans votre salle d’attente, un autocollant sur votre vitrine. Un client qui sort de chez vous satisfait est le mieux placé pour réserver tout de suite son prochain rendez-vous. Plus le lien est présent au bon moment, moins vous aurez besoin de répondre vous-même aux demandes de créneaux. 1. **Instagram et les réseaux sociaux** : Ajoutez le lien dans votre bio et dans un bouton de contact si votre compte le permet. Rappelez-le régulièrement en story, par exemple quand des créneaux se libèrent. 2. **Votre fiche Google** : Depuis votre fiche d’établissement Google, une fois vérifiée, vous pouvez ajouter un lien de rendez-vous. Les personnes qui vous trouvent sur Google Maps peuvent alors réserver directement. 3. **WhatsApp et SMS** : Préparez une réponse type avec votre lien pour les messages qui demandent un créneau. Sur WhatsApp Business, vous pouvez aussi l’intégrer à votre profil et à votre message d’accueil. 4. **Votre site internet** : Ajoutez un bouton « Prendre rendez-vous » bien visible, ou intégrez directement le module de réservation dans une page grâce à un widget. 5. **Votre signature e-mail et vos supports** : Placez le lien sous votre nom dans chaque e-mail, et transformez-le en QR code pour vos cartes de visite, votre vitrine ou votre comptoir. > Conseil : Kalenai fournit gratuitement un widget à coller sur votre site : vos visiteurs réservent sans quitter votre page, et le rendez-vous arrive dans le même agenda que les autres. #### Accompagner ses clients habitués au téléphone Certains clients fidèles appellent depuis des années et n’ont aucune envie de changer. C’est normal, et il ne s’agit pas de les forcer. La transition se fait en douceur, sur quelques semaines, en montrant que la réservation en ligne est plus pratique pour eux aussi : ils peuvent réserver à 22 h, voir tous les créneaux d’un coup et recevoir un rappel. Le moment idéal pour en parler, c’est à la fin d’un rendez-vous, quand le client veut fixer le prochain. Proposez-lui de le faire ensemble, sur son téléphone, en une minute. La deuxième fois, il le fera seul. - Annoncez le changement à l’oral, puis par un message court avec le lien. - Gardez le téléphone pour les urgences et les personnes qui ne sont vraiment pas à l’aise. - Répondez aux demandes par SMS avec votre lien plutôt qu’avec une liste de créneaux. - Modifiez votre message de répondeur pour mentionner la réservation en ligne. - Remerciez les clients qui l’utilisent, sans culpabiliser ceux qui préfèrent appeler. > Exemple : la transition au salon de Nadia : Prenons Nadia, coiffeuse avec une clientèle fidèle de longue date. Le premier mois, elle a mis une petite affiche avec un QR code près de la caisse et a proposé à chaque cliente de réserver son prochain rendez-vous sur place, avec elle. Elle a aussi changé son répondeur. Elle continue de prendre au téléphone deux clientes âgées qui le préfèrent, et note elle-même leurs rendez-vous dans le même agenda. Le reste de sa clientèle réserve désormais en ligne. #### Mesurer, ajuster et éviter les erreurs courantes Après un mois, faites un premier bilan. Combien de rendez-vous ont été pris en ligne ? À quelles heures ? Quelles prestations sont les plus réservées, et lesquelles ne le sont jamais ? Combien d’annulations et d’absences ? Ces réponses vous disent quoi ajuster : ouvrir un créneau tardif très demandé, renommer une prestation que personne ne comprend, raccourcir un délai minimum trop strict. Refaites ce point tous les trimestres. Votre activité évolue, vos réglages doivent suivre. Un agenda en ligne n’est pas figé : c’est un outil que vous affinez au fil du temps. **Les erreurs à éviter** - Ouvrir des créneaux que vous ne voulez pas vraiment honorer, puis annuler. - Oublier de bloquer ses congés avant de partir. - Proposer trop de prestations presque identiques qui font hésiter le client. - Ne pas activer les rappels automatiques, alors qu’ils limitent les oublis. - Laisser son lien uniquement dans un coin de son site, introuvable ailleurs. - Ne jamais tester sa propre page sur téléphone. > Point de vigilance : Un client qui réserve un créneau affiché comme libre puis reçoit une annulation de votre part perd confiance très vite. Mieux vaut ouvrir un peu moins de créneaux que d’en annuler. #### RGPD : l’essentiel pour une page de réservation En recevant des réservations, vous collectez des données personnelles : nom, e-mail, téléphone, parfois une remarque. Vous êtes responsable de ces données, même si c’est votre logiciel qui les héberge. Pas de panique : pour une activité de rendez-vous classique, quelques règles de bon sens suffisent. Pour la conservation, la CNIL recommande de garder les données clients pendant la relation commerciale, puis trois ans après le dernier contact si vous les utilisez pour de la prospection. Les données liées à vos obligations comptables, comme les factures, suivent leurs propres durées. Pour le détail, consultez le site de la CNIL (cnil.fr). - Ne demandez que ce qui est utile au rendez-vous : nom, moyen de contact et éventuellement une courte note. - Informez vos clients de l’usage de leurs données, par exemple via une politique de confidentialité accessible depuis la page. - N’envoyez pas de newsletter ou de promotions sans l’accord de la personne. - Choisissez un outil qui explique clairement où et comment les données sont hébergées. - Supprimez ou anonymisez les fiches des clients que vous n’avez pas revus depuis longtemps. > Point de vigilance : Si vous êtes thérapeute ou praticien, évitez de demander des informations de santé dans le formulaire de réservation : ce sont des données sensibles, soumises à des règles plus strictes. Recueillez-les plutôt au rendez-vous, dans un cadre adapté. **Comment mettre en place la prise de rendez-vous en ligne gratuitement ?** Choisissez un outil qui propose une formule gratuite sans limite de durée, créez vos prestations avec leur durée, réglez vos horaires et vos pauses, puis connectez votre agenda personnel. Il ne vous reste qu’à partager votre lien sur vos réseaux, votre fiche Google et votre site. Comptez une heure pour une première version propre. **Quel est le meilleur logiciel de prise de rendez-vous pour un indépendant ?** Il n’y a pas de réponse unique. Le bon logiciel est simple pour vos clients sur téléphone, se synchronise avec votre agenda, envoie des rappels automatiques et reste abordable, sans commission sur les réservations. Testez-en un ou deux en réservant vous-même comme un client avant de vous décider. **Comment ajouter un bouton de prise de rendez-vous sur Google Maps ?** Votre fiche d’établissement Google doit d’abord être vérifiée. Ensuite, depuis la gestion de votre fiche, vous pouvez ajouter un lien de rendez-vous vers votre page de réservation. Les intitulés changent selon les versions de l’interface : en cas de doute, suivez l’aide officielle Google sur les liens d’établissement. **Comment éviter qu’un client réserve à la dernière minute ?** Réglez un délai minimum de réservation, par exemple 12 ou 24 heures. Les créneaux trop proches disparaissent alors de votre page. Si vous aimez remplir les trous de dernière minute, gardez un délai court et annoncez les créneaux libérés en story ou par message à vos clients réguliers. **Mes clients âgés vont-ils réussir à réserver en ligne ?** Beaucoup y arrivent très bien si la page est simple et lisible sur téléphone. Proposez-leur de réserver ensemble la première fois, à la fin d’un rendez-vous. Pour ceux qui préfèrent vraiment appeler, gardez le téléphone et notez leurs rendez-vous dans le même agenda que les autres. ### Logiciel de prise de rendez-vous gratuit ou payant : lequel choisir ? URL : https://kalenai.eu/guides/logiciel-prise-de-rendez-vous-gratuit-ou-payant Choisir entre un logiciel de prise de rendez-vous gratuit ou payant revient à trancher une question simple : combien vous coûte une réservation ratée ? Le gratuit suffit quand l’agenda tient sur une seule tête et que les clients se souviennent de leur créneau. Le payant devient logique quand un oubli se transforme en trou dans la journée. Cet article vous aide à décider pour votre situation, sans discours commercial. #### La réponse directe : gratuit pour démarrer seul, payant dès qu’un rendez-vous manqué coûte cher La question « logiciel de prise de rendez-vous gratuit ou payant, lequel choisir » revient souvent chez les indépendants et les petites structures. Elle cache une vraie inquiétude : payer pour des fonctions qu’on n’utilisera pas, ou économiser aujourd’hui et le regretter dans six mois. Un logiciel de prise de rendez-vous gratuit est le bon choix si vous gérez un seul agenda, recevez peu de réservations par semaine et pouvez rattraper un oubli par un appel ou un message. Le payant s’impose quand la synchronisation entre plusieurs agendas et les rappels automatiques deviennent nécessaires pour ne plus perdre de créneaux. La frontière n’est pas le nombre de fonctionnalités cochées sur une page tarifaire. C’est **le risque**. Un salon de coiffure qui perd deux créneaux par semaine à cause de rendez-vous oubliés subit un manque à gagner qui dépasse largement un abonnement mensuel. À l’inverse, un ostéopathe qui reçoit surtout des habitués et gère son planning sur un carnet n’a aucun intérêt à payer pour un outil qu’il n’ouvrira pas. Il faut aussi distinguer deux choses que le mot « gratuit » mélange souvent. Il y a le gratuit vraiment gratuit, avec des limites d’usage et parfois des fonctions bridées. Et il y a le gratuit d’appel, qui vous laisse tester puis vous bloque au moment où votre activité grossit. Les deux ne se valent pas. Posez-vous une seule question de départ : si je rate un rendez-vous cette semaine, est-ce que je le sens passer financièrement ? Si la réponse est non, restez sur le gratuit. Si la réponse est oui, lisez la suite. > Conseil : Chez Kalenai, l’essentiel est gratuit et sans limite de rendez-vous : page de réservation, synchronisation avec Google Agenda et rappels par e-mail. Kalenai Pro, à 7,99 € par mois sans engagement, ajoute les rappels SMS, la facturation et les demandes d’avis. #### Comment trancher : la méthode en quatre étapes La méthode tient en quatre étapes concrètes. Elle évite de comparer des grilles tarifaires sans savoir ce qu’on cherche. 1. **Comptez vos rendez-vous manqués actuels** : Avant de comparer des offres, mesurez votre problème. Sur les deux dernières semaines, combien de clients ont oublié leur rendez-vous, sont arrivés en retard ou ont annulé au dernier moment ? Notez le chiffre. Si vous n’avez pas de données, estimez à partir de votre mémoire récente. Ce chiffre est votre point de comparaison, pas celui d’un concurrent. 2. **Listez les contraintes non négociables** : Chaque activité a deux ou trois contraintes qui comptent vraiment : un agenda partagé entre deux praticiens, une synchronisation avec l’agenda du téléphone, des rappels par SMS en plus du mail, un lien de réservation à mettre sur une fiche Google ou un site. Écrivez-les. Un outil gratuit qui ne coche pas ces cases ne vous fera pas gagner de temps, il en ajoutera. 3. **Testez le gratuit sur votre vrai usage** : Prenez un outil gratuit et faites une vraie semaine avec. Pas une démo de dix minutes : une semaine de réservations réelles. Vous verrez vite ce qui bloque, notamment sur les rappels et la synchronisation. C’est là que les limites apparaissent, rarement sur la page d’accueil. 4. **Calculez ce que le payant doit vous rapporter** : Un abonnement payant se justifie s’il récupère ne serait-ce qu’un rendez-vous par mois que vous auriez perdu. Comparez le prix de l’abonnement au manque à gagner d’un créneau raté dans votre métier. Si l’écart est confortable, la décision est prise. Si l’écart est mince, attendez de voir vos chiffres de rendez-vous manqués évoluer. > Point de vigilance : Cette méthode vous oblige à regarder votre activité réelle plutôt qu’une liste de fonctionnalités. Un outil qui propose vingt fonctions dont vous utilisez trois ne vaut pas mieux qu’un outil simple qui fait exactement ce dont vous avez besoin. #### Tableau comparatif : gratuit contre payant, critère par critère Le tableau ci-dessous compare les deux modèles sur les critères qui pèsent vraiment dans la décision. Il ne cite aucun outil précis, car les offres changent et les prix varient selon la taille de la structure. L’idée est de vous donner une grille de lecture applicable à n’importe quel logiciel de prise de rendez-vous. **Ce que montre ce tableau** La différence entre gratuit et payant ne se joue pas sur le nombre de cases cochées. Elle se joue sur **la fiabilité des rappels, la synchronisation et le support**. Ce sont les trois points où un outil gratuit déçoit le plus souvent, et les trois points qui font perdre des rendez-vous. Beaucoup de logiciels gratuits proposent la synchronisation d’agendas, mais avec un délai de rafraîchissement qui peut créer des doublons ou des créneaux réservés deux fois. Sur un agenda unique, ça passe. Sur deux praticiens qui partagent un planning, ça devient ingérable. C’est exactement le genre de détail qu’on ne voit pas sur une page tarifaire et qu’on découvre en pleine semaine chargée. | Critère | Logiciel gratuit | Logiciel payant | | --- | --- | --- | | Coût direct | Aucun abonnement | Abonnement mensuel ou annuel | | Synchronisation d’agendas | Souvent limitée à un seul agenda | Synchronisation entre plusieurs agendas et appareils | | Rappels automatiques | Basiques ou absents, parfois en option | Rappels par mail et SMS, programmables | | Limite de réservations | Plafond mensuel fréquent | Plafond plus élevé ou absent selon le forfait | | Support client | Documentation en ligne, réponse lente | Support prioritaire, parfois téléphonique | | Page de réservation | Réduite, logo de l’éditeur visible | Marque propre, page personnalisée | | Annulations et reports | Manuelle ou minimale | Automatisée avec règles paramétrables | | Évolutivité | Bloquée quand l’activité grossit | Forfaits adaptés à la croissance | | Risque principal | Fonction bridée au mauvais moment | Payer pour des fonctions inutilisées | | Public visé | Activité naissante, usage simple | Structure avec volume et enjeux de fiabilité | #### Les erreurs à éviter avant de choisir Enfin, méfiez-vous des comparatifs qui classent les outils sans dire pour quel métier. Un logiciel parfait pour un cabinet médical peut être inadapté à un salon de coiffure, et inversement. Le bon outil est celui qui colle à votre façon de travailler, pas celui qui a la meilleure note moyenne. - **Choisir sur le prix affiché seul.** Un outil gratuit qui vous fait perdre du temps chaque semaine coûte plus cher qu’un abonnement payant qui vous en fait gagner. Le prix n’est qu’une ligne du calcul. - **Croire que le gratuit restera gratuit.** Beaucoup d’éditeurs changent leurs conditions, ajoutent des limites ou réservent les nouvelles fonctions aux forfaits payants. Si votre activité dépend d’un outil gratuit, prévoyez une solution de repli. - **Tester sans jamais faire de vraie réservation.** Une démo montre l’interface, pas le comportement des rappels ni la synchronisation. Faites au moins une semaine réelle avant de décider. - **Empiler les outils.** Un agenda sur le téléphone, un tableur pour les clients, un outil gratuit pour la réservation en ligne : ça fonctionne jusqu’au premier doublon. Un seul outil, même imparfait, vaut mieux que trois qui ne se parlent pas. - **Ignorer le coût de la migration.** Passer du gratuit au payant en cours d’année implique parfois de ressaisir des données, de réimprimer des liens de réservation ou de prévenir les clients. Anticipez ce coût avant de changer, pas après. #### Ce que les comparatifs oublient : le gratuit coûte souvent plus cher que l’abonnement Voici un point que peu de comparatifs mettent en avant. Le logiciel gratuit n’est pas gratuit : **il se paie en temps**. Le temps de relancer manuellement les clients, de corriger les doublons d’agenda, de gérer les annulations par téléphone. Ce temps a une valeur, même s’il n’apparaît sur aucune facture. Il y a une deuxième chose que les comparatifs passent sous silence : la qualité des rappels compte plus que leur existence. Un rappel envoyé trop tôt est oublié. Un rappel envoyé trop tard ne sert à rien. Un rappel par mail seul est souvent ignoré, alors qu’un rappel par SMS la veille au soir réduit nettement les oublis. Le réglage du délai et du canal de rappel pèse plus lourd que le fait d’avoir ou non des rappels. Troisième point : la synchronisation d’agendas n’est pas un confort, c’est une sécurité. Un client qui réserve en ligne pendant que vous êtes en consultation doit voir un créneau à jour. Si l’agenda n’est pas synchronisé en temps réel, il réserve un créneau déjà pris. Vous le découvrez à la confirmation. Ce genre d’incident abîme la réputation plus qu’un prix élevé. Un dernier point, plus tranchant. Beaucoup de structures paient un abonnement sans jamais configurer les rappels ni la synchronisation. Elles paient pour un outil qu’elles utilisent comme un simple carnet en ligne. Dans ce cas, le payant ne sert à rien. Avant de payer, assurez-vous que vous allez vraiment utiliser les fonctions qui justifient le prix. Si vous ne pouvez pas tenir un agenda à jour, aucun logiciel ne le fera à votre place. Pour aller plus loin sur la façon dont les outils numériques s’articulent dans une petite structure, il existe des prestataires spécialisés. [Meeeters](https://www.meeeters.com/), une agence web, accompagne des entreprises sur leurs outils en ligne et leur présence numérique, ce qui peut aider à cadrer le choix avant de s’abonner. > Exemple : un praticien seul et ses rappels à la main : Prenons un praticien seul qui reçoit une dizaine de rendez-vous par semaine et gère ses rappels à la main. Il y consacre un temps qu’il pourrait passer en consultation. Sur un mois, ce temps cumulé représente plusieurs heures. Un abonnement payant qui automatise ces rappels libère ce temps. La question n’est donc pas « gratuit ou payant », mais « combien vaut mon heure ». #### Comment choisir selon votre situation Il n’y a pas de réponse unique, mais des cas de figure assez nets. **Vous démarrez votre activité** Si vous recevez moins de rendez-vous que vous ne pouvez en gérer, restez sur le gratuit. Testez, apprenez vos contraintes, et passez au payant quand le volume le justifiera. Payer trop tôt, c’est immobiliser de l’argent dans un outil que vous n’exploitez pas encore. **Vous partagez un agenda à plusieurs** Le payant est presque toujours le bon choix. La synchronisation entre agendas est la fonction qui fait le plus défaut aux offres gratuites, et c’est celle qui évite les doublons. Un agenda partagé mal synchronisé génère plus de problèmes qu’un carnet papier. **Vos rendez-vous ont une forte valeur** Dans un cabinet médical ou un institut de soins, le calcul est vite fait : un créneau perdu coûte plus cher que l’abonnement. Le payant se justifie par la fiabilité des rappels et le support en cas de problème. **Vous recevez surtout des habitués** S’ils connaissent vos horaires, le gratuit suffit. Vos clients n’ont pas besoin d’un système de réservation sophistiqué, et vous non plus. **Vous hésitez entre plusieurs outils payants** Le critère n’est plus gratuit contre payant, mais quel payant correspond à votre usage. Comparez sur la synchronisation, les rappels et le support, pas sur la longueur de la liste de fonctions. **Un logiciel de prise de rendez-vous gratuit suffit-il pour un professionnel seul ?** Oui, dans la plupart des cas, tant que vous gérez un seul agenda et pouvez rattraper un oubli par un appel. Le gratuit devient insuffisant quand les rendez-vous manqués commencent à peser sur votre activité ou quand vous avez besoin de rappels automatiques fiables. **Pourquoi passer du gratuit au payant si les fonctionnalités semblent identiques ?** Les fonctions visibles se ressemblent, mais la fiabilité diffère. Le payant apporte généralement une synchronisation d’agendas en temps réel, des rappels programmables par SMS et un support réactif. Ce sont ces trois points qui évitent les doublons et les rendez-vous oubliés. **Peut-on tester un logiciel payant avant de s’engager ?** La plupart des éditeurs proposent une période d’essai ou un forfait d’entrée de gamme. Profitez-en pour faire une vraie semaine de réservations, pas une simple démo. Vérifiez surtout le comportement des rappels et la synchronisation avec votre agenda existant avant de choisir. **Comment savoir si je dois passer au payant ?** Comptez vos rendez-vous manqués sur les deux dernières semaines et estimez le manque à gagner. Si l’abonnement payant récupère ne serait-ce qu’un créneau par mois que vous auriez perdu, il est rentable. Si l’écart est mince, attendez d’avoir plus de données. **Le payant est-il indispensable avec un agenda partagé ?** Dans la plupart des cas, oui. La synchronisation entre plusieurs agendas est la fonction qui fait le plus défaut aux offres gratuites, et c’est elle qui évite les doublons. Un agenda partagé mal synchronisé génère plus de problèmes qu’un carnet papier. **Que vérifier en priorité lors d’un test gratuit ?** Faites une vraie semaine de réservations réelles plutôt qu’une démo de dix minutes. Observez surtout les rappels automatiques, la synchronisation avec votre agenda existant et les limites d’usage. C’est là que les contraintes apparaissent, rarement sur la page d’accueil. ### Rendez-vous non honorés : la méthode complète pour réduire les no-shows URL : https://kalenai.eu/guides/reduire-rendez-vous-non-honores Mardi, 14 h. Votre cabine est prête, le café de votre cliente aussi. 14 h 10, toujours personne. 14 h 20, vous tentez un appel qui tombe sur la messagerie. Le créneau est perdu, et vous avez refusé quelqu’un hier parce que vous étiez « complet ». Les rendez-vous non honorés font partie du quotidien de tous les indépendants qui travaillent sur rendez-vous. Ils ne sont pourtant pas une fatalité. La plupart viennent d’un oubli ou d’une gêne à prévenir, rarement d’une mauvaise intention. Ce guide vous donne une méthode complète, étape par étape, pour faire baisser vos absences sans braquer vos clients fidèles. #### Ce que vous coûte vraiment un rendez-vous non honoré On sous-estime presque toujours le prix d’une absence. Sur le moment, on se dit qu’on « rattrapera de l’administratif ». Mais un créneau vide ne se revend pas : le temps est la seule chose que vous ne pouvez pas stocker. Faire le calcul une fois, avec vos propres chiffres, change la façon de voir le problème et vous aide à décider combien d’énergie y consacrer. Le coût direct est simple : le prix de la prestation non réalisée. Mais il faut y ajouter les coûts cachés : le produit déjà préparé, le temps passé à attendre puis à relancer, le client que vous avez refusé parce que le créneau était pris, et parfois une journée désorganisée. Même si vous ne savez pas chiffrer précisément ces coûts cachés, gardez en tête que le vrai coût dépasse le seul prix affiché. | Élément | Calcul d’exemple | Résultat | | --- | --- | --- | | Prix moyen d’une prestation | Hypothèse de départ | 50 € | | Absences par semaine | Hypothèse de départ | 2 | | Perte par semaine | 2 × 50 € | 100 € | | Perte par mois | 100 € × 4 semaines | 400 € | | Perte sur l’année | 100 € × 46 semaines travaillées | 4 600 € | > Exemple : le calcul de Sarah, esthéticienne : Prenons Sarah, esthéticienne à domicile. Ses soins coûtent en moyenne 60 €, et elle compte en moyenne 3 absences sur deux semaines, soit 1,5 par semaine. Elle fait le calcul : 1,5 × 60 € = 90 € par semaine, environ 360 € par mois. Sur 45 semaines de travail, cela représente 4 050 € de chiffre d’affaires envolé. Ramené à son abonnement de téléphone ou à son loyer, le chiffre la décide à mettre en place des rappels et une politique d’annulation dès le mois suivant. > Conseil : Faites ce calcul avec vos vrais chiffres des trois derniers mois : il vous servira de point de départ pour mesurer vos progrès. #### Pourquoi vos clients ne viennent pas Avant de chercher des solutions, il faut comprendre les causes. Un client qui ne vient pas n’est presque jamais un client qui veut vous nuire. Chaque cause appelle une réponse différente : un rappel règle l’oubli, une annulation facile règle la gêne, une règle claire règle le manque d’engagement. Si vous traitez toutes les absences de la même manière, vous risquez de punir des clients de bonne foi. **L’oubli, cause numéro un** Un rendez-vous pris trois semaines à l’avance, un soir, entre deux tâches, sort facilement de la tête. Le client n’a pas noté l’heure, ou il l’a notée dans un carnet qu’il n’ouvre plus. C’est la cause la plus fréquente et la plus simple à traiter : un bon rappel, au bon moment, suffit dans la plupart des cas. **L’imprévu et la gêne d’annuler** Un enfant malade, une réunion qui déborde, un train en retard : l’imprévu arrive à tout le monde. Le problème, c’est ce qui se passe ensuite. Appeler pour annuler demande un effort, et beaucoup de gens se sentent gênés de « faire faux bond ». Alors ils repoussent le coup de fil, puis ne le passent jamais. Résultat : vous attendez quelqu’un qui savait depuis le matin qu’il ne viendrait pas. - Le rendez-vous a été pris trop longtemps à l’avance et n’a jamais été rappelé. - Le client ne trouve pas comment prévenir en dehors de vos horaires d’ouverture. - Le prix ou les conditions n’étaient pas clairs et le client a changé d’avis. - La réservation a été faite à la dernière minute, sans réelle disponibilité. - Le client n’a pas reçu ou pas lu la confirmation. #### Le rappel SMS : le bon moment et le bon message Le SMS reste le canal le plus direct : il arrive sur l’écran verrouillé et se lit en quelques secondes, sans ouvrir d’application. Pour un rappel, c’est l’outil idéal. Mais un SMS mal pensé peut passer inaperçu ou agacer. Trois choses comptent : le moment d’envoi, la clarté du contenu, et la possibilité d’agir directement depuis le message. Pour le timing, la veille reste la référence pour la plupart des métiers. Le client a encore le temps de réorganiser sa journée et de vous prévenir, et vous avez le temps de proposer le créneau à quelqu’un d’autre. Pour un rendez-vous très matinal, un envoi la veille en fin d’après-midi fonctionne bien. Évitez les envois tard le soir ou très tôt le matin : un rappel qui réveille est rarement apprécié. 1. **Présentez-vous** : Commencez par votre nom ou celui de votre activité, pour que le client sache tout de suite de qui vient le message. 2. **Donnez l’essentiel** : Le jour, l’heure, la prestation et l’adresse. Rien de plus : un SMS doit se lire d’un coup d’œil. 3. **Proposez une action** : Ajoutez un lien pour déplacer ou annuler. C’est ce lien qui transforme une absence silencieuse en créneau libéré. 4. **Restez chaleureux** : Une formule simple comme « À demain ! » rend le message humain sans l’alourdir. - Modèle : « Bonjour Julie, c’est Sarah Beauté. Petit rappel de votre soin visage demain, jeudi 14 nov. à 10 h, 12 rue des Lilas. Un empêchement ? Déplacez ou annulez ici : [lien]. À demain ! » - Version courte : « Rappel : RDV demain 10 h chez Sarah Beauté, 12 rue des Lilas. Déplacer ou annuler : [lien] » > Conseil : Avec Kalenai Pro, les rappels SMS partent automatiquement avant chaque rendez-vous, sans que vous ayez à y penser. #### Le rappel par e-mail : l’agenda du client devient votre allié L’e-mail ne remplace pas le SMS, il le complète. Il a deux grandes forces : il peut contenir plus d’informations (plan d’accès, code de la porte, ce qu’il faut apporter, consignes avant le soin) et il permet d’**ajouter le rendez-vous à l’agenda** du client en un geste. Une fois le rendez-vous dans son téléphone, c’est son propre agenda qui lui enverra une alerte. Le bon schéma tient en deux temps. D’abord un e-mail de confirmation, juste après la réservation, avec tous les détails et le bouton d’ajout à l’agenda. Ensuite un e-mail de rappel, la veille ou l’avant-veille. Dans les deux, mettez bien en évidence les boutons pour déplacer ou annuler. Un client qui trouve ces boutons sans chercher les utilisera au lieu de disparaître. - Objet clair : « Rappel : votre rendez-vous demain à 10 h ». - Récapitulatif en haut : date, heure, durée, prestation, adresse. - Bouton « Ajouter à l’agenda » (Google, Outlook, Apple). - Boutons « Déplacer » et « Annuler » bien visibles. - Rappel discret de votre politique d’annulation en bas du message. > Conseil : Les rappels par e-mail sont inclus dans la version gratuite de Kalenai : ils partent automatiquement, même quand vous êtes en rendez-vous. #### Rendre l’annulation facile (oui, vraiment) Cela paraît contre-intuitif : pourquoi faciliter l’annulation quand on veut moins d’annulations ? Parce que votre vrai ennemi n’est pas l’annulation, c’est l’absence sans prévenir. Un client qui annule la veille vous laisse le temps de remplir le créneau. Un client qui ne vient pas vous laisse seulement une heure d’attente. Si la seule façon d’annuler est de vous appeler pendant vos horaires, beaucoup de clients ne le feront pas. Ils n’osent pas, ils n’ont pas le temps, ou ils y pensent à 23 h. Un lien d’annulation en un clic, disponible jour et nuit, supprime cet obstacle. Mieux encore : proposez d’abord de **déplacer** le rendez-vous. Un client qui ne peut pas venir jeudi peut souvent venir samedi, et vous gardez la prestation. Pensez aussi au moment où le client lit votre message. Un rappel reçu la veille au soir, quand il découvre que sa journée du lendemain a changé, doit lui permettre d’agir tout de suite, depuis son canapé, en deux clics. S’il doit attendre le lendemain 9 h pour vous joindre, il risque d’oublier à nouveau, et vous perdez la chance de proposer la place à quelqu’un d’autre. La facilité d’annulation n’est pas un cadeau fait au client : c’est un outil pour protéger votre planning. - Mettez le lien de gestion dans chaque message : confirmation, rappel e-mail, rappel SMS. - Proposez « Déplacer » avant « Annuler » dans l’ordre des boutons. - Acceptez les messages écrits (SMS, e-mail) autant que les appels. - Remerciez le client qui prévient, même tard : vous l’encouragez à recommencer. > Point de vigilance : Ne répondez jamais sèchement à un client qui annule dans les règles : il a fait exactement ce que vous attendiez de lui. Gardez la fermeté pour les absences sans prévenir. #### Rédiger une politique d’annulation claire Une politique d’annulation, c’est un engagement mutuel écrit noir sur blanc. Son premier effet n’est pas de sanctionner, mais de rendre visible la valeur de votre temps. Beaucoup de clients n’imaginent pas qu’un rendez-vous manqué vous coûte de l’argent. Le simple fait de l’écrire, poliment, change leur comportement. Pour être utile, elle doit être affichée **avant** la réservation : sur votre page de réservation, puis rappelée dans la confirmation. Une règle découverte après coup paraît injuste et crée des conflits. Le ton compte autant que le contenu : expliquez pourquoi la règle existe, restez positif et évitez le registre de la menace. **Ce qu’elle doit contenir** - Le délai pour annuler ou déplacer sans frais (par exemple 24 h ou 48 h avant). - Comment prévenir : lien dans les messages, SMS, e-mail. - Ce qui se passe en cas d’annulation tardive ou d’absence. - Ce qui se passe en cas de retard important (prestation écourtée ou reportée). - Une phrase qui explique pourquoi : votre temps est réservé pour le client. **Un modèle à adapter** « Votre rendez-vous est un moment que je vous réserve. Si vous avez un empêchement, merci de le déplacer ou de l’annuler au moins 24 h à l’avance, directement depuis le lien reçu par SMS ou e-mail. En cas d’absence sans prévenir, une nouvelle réservation pourra être soumise au versement d’arrhes. Au-delà de 15 minutes de retard, la prestation pourra être écourtée ou reportée. Merci de votre compréhension ! » #### Arrhes, acompte, empreinte bancaire : ce qu’il faut savoir Demander une somme à la réservation est l’arme la plus forte contre les absences, mais aussi la plus délicate. Elle peut freiner les nouveaux clients et doit être encadrée correctement. En France, la distinction entre **arrhes et acompte** est essentielle, car les deux n’ont pas du tout les mêmes conséquences, comme l’expliquent les fiches officielles de service-public.fr et de la DGCCRF. Avec des arrhes, chacun garde la possibilité de renoncer : le client qui se désiste perd les arrhes versées, et le professionnel qui annule doit en principe rembourser le double. Avec un acompte, le contrat est ferme : il engage les deux parties, et le client ne peut pas simplement renoncer en abandonnant la somme. Point important : si vos documents ne précisent pas la nature de la somme versée, elle est considérée par défaut comme des arrhes. L’empreinte bancaire, proposée par certains prestataires de paiement, consiste à enregistrer la carte du client sans le débiter, pour pouvoir prélever des frais en cas d’absence. Elle n’est acceptable que si les conditions de prélèvement ont été clairement annoncées et acceptées avant la réservation. Dans le doute, renseignez-vous auprès de votre prestataire de paiement et des sources officielles. - Écrivez toujours en toutes lettres s’il s’agit d’« arrhes » ou d’un « acompte ». - Annoncez le montant et les conditions avant que le client réserve. - Réservez cette mesure aux prestations longues ou coûteuses, ou aux clients déjà absents. - Pour les cas particuliers, consultez service-public.fr ou un professionnel du droit. > Point de vigilance : Ces règles générales ne remplacent pas un conseil juridique. Si vous envisagez de retenir des sommes en cas d’absence, vérifiez la fiche « Arrhes ou acompte » de service-public.fr et la rédaction de vos conditions. #### Délai minimum, liste d’attente et clients récidivistes Certaines réservations sont plus fragiles que d’autres. Un rendez-vous pris pour dans une heure, par un client qui n’a pas vraiment vérifié son emploi du temps, finit plus souvent en absence. Un **délai minimum de réservation** (par exemple 3 h, ou la veille pour le lendemain matin) filtre ces réservations impulsives et vous laisse le temps de vous organiser. Quand un client annule, le réflexe suivant est de remplir le créneau. Tenez une petite liste d’attente : les clients qui voulaient un rendez-vous plus tôt, ceux qui vous ont dit « prévenez-moi si une place se libère ». Un message rapide suffit souvent. Pensez aussi à publier le créneau libéré dans vos stories ou votre statut WhatsApp : votre page de réservation fera le reste. **Que faire avec un client qui ne vient jamais ?** Une absence isolée mérite de l’indulgence. Deux ou trois absences, c’est un schéma. Commencez par un message bienveillant après la première absence, sans reproche : « Je vous ai attendue aujourd’hui, j’espère que tout va bien. » À la deuxième, rappelez votre politique d’annulation. À la troisième, vous pouvez demander des arrhes pour toute nouvelle réservation, ou ne plus proposer de créneaux à ce client. Notez les absences dans sa fiche pour garder une trace objective. > Exemple : Marc, coach sportif, et sa liste d’attente : Prenons Marc, coach sportif à domicile. Un mercredi soir, un client annule sa séance du lendemain 7 h grâce au lien du rappel SMS. Marc ouvre sa note « liste d’attente » : deux personnes voulaient un créneau matinal. Il envoie un message à la première, qui confirme dans l’heure. La séance est sauvée. Sans le lien d’annulation, Marc aurait découvert l’absence le lendemain à 7 h 05, devant une porte close. > Conseil : Le délai minimum de réservation et les fiches clients enrichies font partie de Kalenai Pro : vous fixez un délai et gardez l’historique de chaque client au même endroit. #### Suivre votre taux d’absence mois après mois Ce qui ne se mesure pas ne s’améliore pas. Le calcul est simple : nombre d’absences sans prévenir, divisé par le nombre de rendez-vous prévus, multiplié par 100. Par exemple, 6 absences sur 120 rendez-vous dans le mois donnent un taux de 5 %. Notez aussi à part les annulations tardives, qui ne sont pas des absences mais pèsent sur votre planning. Regardez ce chiffre une fois par mois, pas tous les jours. Comparez avant et après chaque changement : mise en place des rappels SMS, nouvelle politique d’annulation, délai minimum. Cherchez aussi des tendances : certains créneaux (le lundi matin, le samedi tôt), certaines prestations ou certains canaux de réservation sont parfois plus touchés que d’autres. | Mois | Rendez-vous prévus | Absences | Taux | Action mise en place | | --- | --- | --- | --- | --- | | Janvier | 110 | 9 | 8,2 % | Aucune (point de départ) | | Février | 105 | 7 | 6,7 % | Rappels e-mail avec ajout à l’agenda | | Mars | 118 | 4 | 3,4 % | Rappels SMS la veille | | Avril | 120 | 3 | 2,5 % | Politique d’annulation affichée | > Exemple : le tableau de Léa, praticienne en massage : Prenons Léa, praticienne en massage bien-être. Les chiffres du tableau ci-dessus sont les siens, à titre d’exemple. En janvier, elle compte 9 absences sur 110 rendez-vous. Elle ajoute les rappels e-mail en février, les rappels SMS en mars, puis affiche sa politique d’annulation en avril. Elle ne sait pas exactement quelle mesure a le plus joué, mais elle constate que son taux a été divisé par trois en quatre mois, et elle continue de noter ses chiffres chaque fin de mois. **Quel est le meilleur moment pour envoyer un rappel de rendez-vous ?** La veille du rendez-vous reste le moment le plus utilisé : le client a encore le temps de s’organiser ou de prévenir, et vous avez le temps de remplir le créneau. Pour un rendez-vous pris longtemps à l’avance, ajoutez une confirmation au moment de la réservation. Évitez les envois tard le soir ou très tôt le matin. **Peut-on faire payer un rendez-vous non honoré ?** Oui, à condition que la règle ait été annoncée et acceptée avant la réservation, par exemple via des arrhes ou un acompte clairement nommés. Une pénalité découverte après coup est difficile à faire valoir et abîme la relation. Pour les cas particuliers, consultez les fiches de service-public.fr ou un professionnel du droit. **Quelle est la différence entre arrhes et acompte ?** Avec des arrhes, le client peut renoncer en perdant la somme versée, et le professionnel qui annule doit en principe rembourser le double. L’acompte engage fermement les deux parties. Si vos documents ne précisent rien, la somme est considérée comme des arrhes. Écrivez donc toujours clairement de quoi il s’agit. **Que dire à un client qui n’est pas venu à son rendez-vous ?** Restez bienveillant pour une première absence : un message simple pour dire que vous l’avez attendu et que vous espérez que tout va bien, avec un lien pour reprendre rendez-vous. En cas de répétition, rappelez votre politique d’annulation, puis demandez des arrhes pour les prochaines réservations si nécessaire. **Comment éviter les annulations de dernière minute ?** Affichez un délai d’annulation clair (24 h ou 48 h), envoyez un rappel assez tôt pour que le client prévienne à temps, et proposez de déplacer plutôt qu’annuler. Un délai minimum de réservation limite aussi les rendez-vous pris à la va-vite, qui sont les plus souvent annulés. ### Avis Google : comment en obtenir plus, et y répondre correctement URL : https://kalenai.eu/guides/obtenir-plus-avis-google Une cliente sort de votre cabinet ravie. Elle vous remercie chaleureusement, promet de revenir, de parler de vous autour d’elle. Et puis rien : sur votre fiche Google, le dernier avis date de huit mois. Ce n’est pas un manque de reconnaissance. Vos clients satisfaits ne pensent tout simplement pas à écrire, alors que la personne mécontente, elle, y pense toujours. La solution n’a rien de compliqué : demander, au bon moment, avec un lien qui ouvre directement le formulaire. Ce guide vous donne la méthode complète, des modèles de messages prêts à copier, et les règles à respecter pour ne jamais risquer votre fiche. #### Pourquoi les avis Google comptent autant Quand quelqu’un cherche « coiffeur près de chez moi » ou « sophrologue Nantes », Google affiche une carte et quelques fiches d’établissement. Avant même de cliquer sur votre site, la personne voit votre note, le nombre d’avis et les premiers commentaires. C’est votre vitrine. Pour un indépendant qui n’a pas pignon sur rue, c’est souvent le premier et le seul contact avant la réservation. Les avis jouent sur deux tableaux. D’abord, **ils rassurent** : un client qui ne vous connaît pas cherche des preuves que d’autres ont été bien reçus avant lui. Ensuite, Google indique lui-même que les avis et les réponses du professionnel font partie des éléments qui aident une fiche à ressortir dans les résultats locaux. Le nombre compte, mais la régularité et la fraîcheur aussi. Une fiche avec un avis récent chaque semaine inspire davantage confiance qu’une fiche avec beaucoup d’avis anciens. Les lecteurs regardent aussi le contenu : un avis qui mentionne la prestation précise (« balayage », « séance de shiatsu », « bilan de compétences ») est bien plus parlant qu’un simple « super ». Enfin, vos réponses montrent comment vous traitez les gens, y compris quand quelque chose s’est mal passé. #### Commencer par une fiche Google Business Profile soignée Inutile de faire venir des avis sur une fiche à moitié remplie. Le client qui arrive depuis votre lien verra votre fiche en entier, et elle doit lui donner envie de rester. Si vous n’avez pas encore de fiche, créez-la gratuitement sur business.google.com et suivez la procédure de validation demandée par Google. Si vous en avez une, prenez une demi-heure pour la relire avec un œil neuf. Votre fiche doit répondre en un coup d’œil aux questions d’un nouveau client : qui êtes-vous, que proposez-vous, où, quand et comment réserver. Les informations doivent être identiques partout (site, réseaux sociaux, annuaires) : même nom, même adresse, même numéro. - Le nom réel de votre activité, sans mots-clés ajoutés artificiellement. - La bonne catégorie principale (par exemple « Institut de beauté » ou « Coach de vie »), puis quelques catégories secondaires pertinentes. - Vos horaires à jour, y compris les fermetures exceptionnelles et les congés. - Une description courte et concrète de vos prestations et de votre façon de travailler. - Des photos réelles : vous, votre lieu, vos réalisations, renouvelées de temps en temps. - Vos services avec leur prix indicatif, et un lien de prise de rendez-vous. > Conseil : Ajoutez le lien de votre page de réservation Kalenai comme lien de rendez-vous sur votre fiche : la personne qui vient de lire vos avis peut réserver tout de suite, sans vous appeler. #### Récupérer votre lien direct de demande d’avis Demander « un petit avis sur Google » sans lien, c’est obliger le client à chercher votre fiche, à trouver le bon bouton, puis à écrire. Beaucoup abandonnent en route. Google met à votre disposition un lien et un QR code qui ouvrent directement la fenêtre de notation de votre fiche. C’est l’outil le plus important de ce guide. Voici la procédure décrite par l’aide officielle de Google au moment où nous écrivons ces lignes. Les libellés de l’interface évoluent parfois : si un bouton a changé de nom, cherchez « avis » dans l’aide Google Business Profile. 1. **Ouvrez votre fiche sur ordinateur** : Connectez-vous à business.google.com avec le compte qui gère votre fiche d’établissement, depuis un navigateur sur ordinateur. 2. **Allez dans vos avis** : Sélectionnez « Voir les avis », puis l’icône de partage associée à « Recevoir plus d’avis ». 3. **Copiez le lien** : Choisissez « Copier » pour récupérer le lien vers le formulaire d’avis. Collez-le dans une note de votre téléphone pour l’avoir toujours sous la main. 4. **Enregistrez le QR code** : Faites un clic droit sur le QR code affiché, puis « Enregistrer l’image sous ». Vous l’utiliserez pour votre carte de comptoir. 5. **Testez le lien** : Ouvrez-le sur votre téléphone, dans une fenêtre de navigation privée : vous devez arriver sur votre fiche, avec la fenêtre de notation ouverte. > Point de vigilance : D’après l’aide Google, le QR code ne peut être généré que depuis un navigateur sur ordinateur. Pour laisser un avis, votre client doit être connecté à un compte Google, qui peut être créé avec n’importe quelle adresse e-mail, pas forcément Gmail. #### Choisir le bon moment pour demander Le moment de la demande pèse autant que sa formulation. Juste après le rendez-vous, l’expérience est fraîche, l’émotion encore là, et le client a son téléphone en main. Trois semaines plus tard, il a oublié les détails, et votre message passe pour une relance commerciale. Le bon moment dépend aussi de votre métier. Une coupe se juge en sortant du salon. Un massage, le soir même. Un accompagnement en coaching ou en thérapie se juge plutôt après plusieurs séances, quand la personne a senti une évolution : demander après la première séance serait prématuré. | Type d’activité | Moment conseillé | Canal le plus naturel | | --- | --- | --- | | Coiffure, onglerie, barbier | Dans les 2 à 3 heures après le rendez-vous | SMS avec le lien | | Esthétique, massage, bien-être | Le soir même ou le lendemain matin | SMS ou e-mail | | Coaching, thérapie, accompagnement | Après plusieurs séances ou en fin de parcours | E-mail personnel ou demande orale | | Consultant, formateur | À la livraison de la mission ou à la fin de la formation | E-mail | | Cours ou ateliers collectifs | À la fin d’une session ou d’un cycle | Demande orale avec QR code, puis e-mail | > Exemple : Inès, coiffeuse à domicile : Prenons Inès, coiffeuse à domicile. Elle demandait des avis par SMS le dimanche soir, pour toute la semaine écoulée. Les réponses étaient rares, et souvent vagues. Elle a changé une seule chose : envoyer le message depuis sa voiture, juste avant de démarrer vers la cliente suivante, avec le prénom et la prestation du jour. Les avis arrivent désormais le jour même, et ils parlent de détails précis : la coupe, la ponctualité, les conseils donnés. Ce sont exactement ces détails qui convainquent les nouvelles clientes. #### Comment demander : des modèles prêts à l’emploi Une bonne demande d’avis est courte, personnelle et honnête. Elle utilise le prénom du client, rappelle la prestation, explique en une phrase pourquoi un avis vous aide, et donne un seul lien. Pas de pression, pas de « 5 étoiles svp » : vous demandez un avis sincère, quel qu’il soit. Une seule relance au maximum, quelques jours plus tard, puis vous n’insistez plus. **Par SMS** Le SMS est le canal le plus efficace pour les prestations courtes : il est lu tout de suite, et le lien s’ouvre en un geste. Modèle : « Bonjour Camille, merci pour votre venue aujourd’hui ! Si vous avez deux minutes, votre avis sur Google m’aiderait beaucoup à me faire connaître : [lien]. Belle soirée, Léa » **Par e-mail** L’e-mail convient mieux aux accompagnements longs et aux clients professionnels. Vous pouvez y mettre un peu plus de chaleur, sans allonger. Modèle : « Objet : Merci pour votre confiance. Bonjour Marc, notre accompagnement se termine et je voulais vous remercier pour votre implication. Si vous le souhaitez, vous pouvez partager votre expérience sur ma fiche Google : [lien]. Votre retour, quel qu’il soit, aide d’autres personnes à savoir si ma façon de travailler leur correspond. Bien à vous, Sophie » **À l’oral** La demande orale est souvent la plus touchante, surtout quand le client vient de vous complimenter. Gardez-la simple, et appuyez-la tout de suite avec le QR code ou un SMS. Modèle : « Ça me fait vraiment plaisir. Si vous avez un moment ce soir, un petit avis sur Google m’aiderait beaucoup. Je vous envoie le lien par SMS, ce sera plus simple. » > Conseil : Avec Kalenai Pro, la demande d’avis Google (et Trustpilot si vous le souhaitez) part automatiquement après chaque rendez-vous terminé, avec votre lien direct : plus besoin d’y penser entre deux clients. #### Le QR code au comptoir et dans votre lieu Le QR code transforme un compliment spontané en avis publié. Le client est encore devant vous, satisfait, téléphone à la main pour régler ou noter son prochain rendez-vous : il lui suffit de scanner. Imprimez le QR code récupéré sur votre fiche et placez-le là où le regard se pose naturellement. Soignez la présentation : un QR code seul, sans explication, est rarement scanné. Ajoutez une phrase simple, votre logo ou votre nom, et éventuellement « Scannez avec l’appareil photo de votre téléphone » pour les moins habitués. - Une petite carte ou un chevalet près de la caisse ou du terminal de paiement. - Une affiche discrète dans la salle d’attente ou la cabine. - Au dos de vos cartes de visite ou de vos cartes de fidélité. - Sur la dernière page de vos supports d’atelier ou de formation. - Sur votre facture ou votre récapitulatif de séance, en bas de page. #### Ce qui est interdit : les règles de Google et la loi Obtenir plus d’avis ne doit jamais passer par des raccourcis. Google supprime les avis qui ne respectent pas ses règles et peut restreindre une fiche en cas de manipulation. En France, les faux avis relèvent en plus du droit de la consommation. La bonne nouvelle, c’est que la méthode honnête est aussi la plus durable. **Ce que le règlement de Google interdit** Le règlement de Google sur les contenus des avis demande qu’un avis reflète une expérience réellement vécue. Il qualifie d’« engagement artificiel » toute tentative de manipuler les notes, et interdit notamment les pratiques suivantes. - Offrir une contrepartie (réduction, prestation gratuite, cadeau, tirage au sort) en échange d’un avis, de sa modification ou de la suppression d’un avis négatif. - Solliciter des avis positifs de façon sélective, par exemple en n’envoyant le lien qu’aux clients qui se sont dits satisfaits (le « review gating »). - Dissuader ou empêcher un client de publier un avis négatif. - Publier des avis soi-même, via des proches, des salariés actuels ou anciens, ou plusieurs comptes : c’est un conflit d’intérêts. - Acheter des avis ou fixer à son équipe un nombre d’avis à obtenir. **Ce que dit la loi française** Pour la DGCCRF, rédiger ou faire rédiger de faux avis, par le professionnel, son entourage ou un prestataire, est une **pratique commerciale trompeuse** sanctionnée par le Code de la consommation. Il est aussi interdit de se faire passer pour un consommateur. Si vous affichez des avis clients sur votre propre site, le Code de la consommation impose des obligations d’information : indiquer si les avis sont contrôlés et comment, afficher leur date, et expliquer les motifs pour lesquels un avis peut être refusé. Le détail figure sur les fiches pratiques de la DGCCRF (economie.gouv.fr). > Point de vigilance : Méfiez-vous des sociétés qui proposent des « packs d’avis » ou une « gestion d’e-réputation » à base d’avis rédigés pour vous : vous restez responsable, et Google peut supprimer d’un coup tous les avis suspects de votre fiche. #### Répondre aux avis positifs et négatifs Répondre à vos avis, c’est parler à deux personnes à la fois : celle qui a écrit, et toutes celles qui liront plus tard. Google encourage les professionnels à répondre à tous les avis. Une fiche où chaque avis a sa réponse montre quelqu’un d’attentif et de disponible. Prenez l’habitude de répondre sous quelques jours, idéalement le jour même. **Les avis positifs** Évitez le « Merci ! » copié-collé partout. Reprenez un détail de l’avis, et terminez sur une note personnelle. Modèle : « Merci beaucoup Julie pour ce retour ! Ravie que la couleur vous plaise autant, et merci pour votre patience pendant la pose. À très bientôt pour l’entretien. Léa » **Les avis négatifs** Attendez d’avoir digéré l’émotion, puis répondez calmement, brièvement, sans vous justifier ligne à ligne ni révéler d’informations sur le client. Remerciez, reconnaissez le ressenti, expliquez ce que vous faites ou proposez un échange en privé. Modèle : « Bonjour Thomas, merci d’avoir pris le temps d’écrire. Je suis désolée que l’attente vous ait gêné, et vous avez raison : vous auriez dû être prévenu. J’ai depuis revu l’organisation de mes rendez-vous de fin de journée. Je serais heureuse d’en parler avec vous : vous pouvez me joindre au numéro du cabinet. Sophie » > Exemple : Karim, praticien en massage bien-être : Prenons Karim, praticien en massage bien-être. Il reçoit un avis à deux étoiles : la cliente a trouvé la pièce trop froide. Son premier réflexe est de répondre que le chauffage était réglé normalement. Il attend le lendemain, puis répond simplement : il remercie, reconnaît que le confort fait partie de la séance, et annonce qu’il a ajouté une couverture chauffante. Quelques semaines plus tard, une nouvelle cliente lui dit avoir choisi son cabinet justement en lisant cette réponse. #### Signaler un avis abusif, compléter avec Trustpilot et suivre vos progrès Un avis négatif n’est pas forcément un avis abusif. Google ne retire un avis que s’il enfreint son règlement : faux avis, insultes, propos discriminatoires, spam, contenu sans rapport avec votre activité, conflit d’intérêts (un concurrent, un ancien salarié). Un client mécontent qui raconte sincèrement son expérience a le droit de s’exprimer, même si vous n’êtes pas d’accord. **Signaler un avis qui enfreint les règles** Le signalement se fait depuis votre fiche ou depuis l’outil de gestion des avis de Google, qui permet aussi de suivre l’état de votre demande et, si besoin, de faire appel. L’examen prend généralement plusieurs jours. - Depuis business.google.com, sélectionnez « Voir les avis », puis « Signaler » à côté de l’avis concerné. - Choisissez le motif qui correspond le mieux (par exemple « Spam » ou « Langage vulgaire »), puis validez. - Suivez la décision dans l’outil de gestion des avis et faites appel si l’avis vous semble clairement contraire aux règles. - En attendant, répondez calmement à l’avis : votre réponse reste visible quelle que soit l’issue. **Trustpilot en complément** Google reste la priorité pour une activité locale, car c’est là que vos futurs clients vous cherchent. Trustpilot peut être un bon complément si vous travaillez à distance (coaching en visio, formation, conseil) ou si vos clients viennent de toute la France. Un compte entreprise de base est gratuit. Trustpilot a ses propres règles, que vous devez consulter, mais le principe est le même : inviter tous vos clients, sans tri ni contrepartie. | Indicateur à suivre chaque mois | Comment le mesurer | Ce qui doit vous alerter | | --- | --- | --- | | Nouveaux avis du mois | Compter les avis reçus sur votre fiche | Aucun avis pendant plus d’un mois | | Taux de retour | Avis reçus ÷ demandes envoyées (par exemple 6 ÷ 40 = 15 %) | Un taux qui baisse : revoir le moment ou le message | | Note moyenne | Affichée sur votre fiche | Une baisse sur plusieurs avis récents | | Taux de réponse | Avis avec réponse ÷ total des avis | Des avis restés sans réponse plus d’une semaine | | Sujets récurrents | Relire les avis du mois | Un même reproche qui revient plusieurs fois | > Conseil : Notez ces chiffres le premier lundi de chaque mois dans un simple tableau : en trois mois, vous saurez quel canal et quel moment fonctionnent le mieux pour votre clientèle. **Comment avoir le lien direct pour laisser un avis Google ?** Connectez-vous à business.google.com depuis un ordinateur, ouvrez votre fiche, sélectionnez « Voir les avis », puis l’icône de partage de « Recevoir plus d’avis ». Choisissez « Copier » pour obtenir le lien, ou enregistrez le QR code. Ce lien ouvre directement la fenêtre de notation de votre fiche, ce qui évite à vos clients de la chercher. **Peut-on offrir une réduction en échange d’un avis Google ?** Non. Le règlement de Google interdit toute contrepartie en échange d’un avis : réduction, cadeau, prestation offerte ou participation à un tirage au sort. Les avis obtenus ainsi peuvent être supprimés et votre fiche peut être sanctionnée. Vous pouvez en revanche demander un avis sincère à tous vos clients, sans condition. **Comment supprimer un avis négatif sur Google ?** Vous ne pouvez pas supprimer vous-même un avis laissé par un client. Si l’avis enfreint le règlement de Google (faux avis, insultes, spam, conflit d’intérêts), signalez-le depuis votre fiche ou l’outil de gestion des avis. S’il s’agit d’une critique sincère, la meilleure option est d’y répondre calmement et de proposer un échange. **Faut-il un compte Gmail pour laisser un avis Google ?** Il faut un compte Google, mais pas forcément une adresse Gmail. D’après l’aide Google, un compte Google peut être créé avec n’importe quelle adresse e-mail existante. Si un client hésite, rassurez-le : la création prend quelques minutes, et il peut publier son avis sous son prénom. **Combien de temps faut-il pour qu’un avis Google apparaisse ?** La plupart des avis apparaissent rapidement, mais certains peuvent être retardés ou filtrés par les systèmes automatiques de Google, par exemple quand beaucoup d’avis arrivent en peu de temps. C’est une raison de plus pour demander régulièrement, au fil des rendez-vous, plutôt que d’écrire à tous vos clients le même jour. ### Facture et devis d’auto-entrepreneur : les mentions obligatoires 2026 URL : https://kalenai.eu/guides/facture-auto-entrepreneur-mentions-obligatoires Vous venez de terminer une belle mission pour un client professionnel. Vous ouvrez un document vierge, tapez « Facture » en haut… puis le doute s’installe. Faut-il le SIREN ou le SIRET ? La mention sur la TVA, c’est laquelle déjà ? Et ces fameux 40 €, on les met où ? Une facture incomplète n’est pas qu’un détail : elle peut retarder votre paiement, compliquer une relance et vous exposer à une amende. Ce guide reprend, point par point, tout ce qu’une facture et un devis de micro-entrepreneur doivent contenir en 2026, avec des exemples concrets et les changements liés à la facturation électronique. #### Les mentions obligatoires d’une facture Que votre client soit un particulier ou une entreprise, une facture repose sur un socle commun. L’administration le résume ainsi : on doit pouvoir savoir **qui vend, à qui, quoi, quand et à quel prix**, et comment le paiement doit se faire. Le tableau ci-dessous reprend les mentions à faire figurer sur une facture de micro-entrepreneur, avec un exemple pour chacune. Certaines ne concernent que les clients professionnels : elles sont signalées dans la colonne des remarques. Gardez en tête que ces mentions s’ajoutent les unes aux autres. Une facture très soignée visuellement mais sans date d’échéance, ou sans numéro, reste une facture incomplète. À l’inverse, une facture sobre, générée par un logiciel, peut être parfaitement conforme. La forme compte peu ; le contenu, lui, compte beaucoup. | Mention | Exemple | Remarque | | --- | --- | --- | | Date d’émission | Le 6 novembre 2026 | La facture s’émet en principe dès la prestation réalisée. | | Numéro de facture | 2026-047 | Unique, chronologique et continu, sans trou ni doublon. | | Date de la prestation | Séance du 4 novembre 2026 | Ou date de versement de l’acompte s’il s’agit d’une facture d’acompte. | | Votre identité | Claire Martin, EI, 12 rue des Lilas, 69003 Lyon | Nom et prénom, mention « EI » ou « Entrepreneur individuel », adresse. | | Votre numéro SIREN | SIREN 912 345 678 | Le SIRET (SIREN suivi du code de l’établissement) est aussi accepté en pratique. | | Identité du client | Studio Bien-Être SARL, 8 place Bellecour, 69002 Lyon | Pour un particulier : nom, prénom et adresse. | | Détail de la prestation | Atelier gestion du stress, 2 h, 1 × 180 € | Désignation, quantité, prix unitaire, réductions éventuelles. | | Total à payer | Total : 180 € | En franchise, le montant HT est aussi le montant à payer. | | Mention de TVA | TVA non applicable, art. 293 B du CGI | Obligatoire si vous êtes en franchise en base de TVA. | | Date d’échéance | À régler au plus tard le 6 décembre 2026 | Une date précise évite toute discussion. | | Pénalités de retard | Taux de 12,40 % en cas de retard | Clients professionnels : le taux doit figurer sur la facture. | | Indemnité de recouvrement | Indemnité forfaitaire de 40 € | Uniquement pour les clients professionnels. | | Escompte | Escompte pour paiement anticipé : néant | À indiquer même si vous n’en proposez pas. | > Conseil : Kalenai Pro génère vos factures avec vos coordonnées, votre SIREN, la mention de TVA et le numéro suivant déjà remplis : vous n’ajoutez que le client et la prestation. #### La mention EI et la numérotation continue Deux mentions posent souvent question aux indépendants : la mention « EI » à côté du nom, et le numéro de facture. Elles paraissent anodines, ce sont pourtant celles que l’on oublie le plus quand on rédige ses factures à la main. **Pourquoi écrire « EI » à côté de votre nom** Depuis la réforme du statut de l’entrepreneur individuel, votre nom et votre prénom doivent être **précédés ou suivis de la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI »** sur vos factures, devis et documents commerciaux. Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel : il est donc concerné. Si vous utilisez un nom commercial, par exemple « Atelier Zen », indiquez aussi votre nom et votre prénom, suivis de la mention EI. C’est ce qui permet à votre client de savoir avec qui il contracte. **Une suite de numéros sans trou** Chaque facture porte un numéro unique, attribué dans l’ordre chronologique, sans saut ni doublon. Vous ne pouvez pas sauter le numéro 12 parce qu’une facture a été annulée, ni réutiliser un numéro déjà attribué. Beaucoup d’indépendants commencent une nouvelle série chaque année avec un préfixe, par exemple 2026-001, 2026-002, puis 2027-001. C’est admis, à condition que la série reste continue à l’intérieur de chaque année. - Évitez les numéros fantaisistes, comme le nom du client ou la date seule. - Une facture annulée ne disparaît pas : elle est neutralisée par un avoir, qui porte lui aussi un numéro. - Si vous changez d’outil de facturation, reprenez la numérotation là où vous l’aviez laissée. - Ne créez pas une série séparée par client : la continuité doit se lire sur l’ensemble de votre activité. > Point de vigilance : Un trou dans la numérotation peut éveiller des soupçons lors d’un contrôle, car il peut laisser penser qu’une recette n’a pas été déclarée. #### Franchise en base de TVA : la mention à ne pas oublier La plupart des micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA : ils ne facturent pas de TVA à leurs clients et ne la récupèrent pas sur leurs achats. En contrepartie, chaque facture doit le dire clairement. La mention historique est « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Depuis le 1er septembre 2026, les règles de TVA ont été transférées dans le code des impositions sur les biens et services (CIBS) : l’administration indique la nouvelle formulation « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du CIBS ». Pas de panique pour vos modèles actuels : selon service-public.fr, **une période de tolérance est admise jusqu’au 31 décembre 2027** pendant laquelle la référence à l’article 293 B reste acceptée. Vous pouvez donc profiter d’une mise à jour de vos modèles pour passer à la nouvelle mention, sans urgence. Ce qui ne change pas : une facture en franchise ne doit faire apparaître aucun montant de TVA. Si vous en indiquez une par erreur, vous en devenez redevable du seul fait de l’avoir facturée. Pour 2026, les seuils de la franchise restent inchangés : le projet de seuil unique à 25 000 €, envisagé dans la loi de finances pour 2025, a été abandonné. Pour une activité de prestations de services, le seuil de base est de 37 500 € de chiffre d’affaires annuel, avec un seuil majoré de 41 250 €. Ces montants évoluent régulièrement : vérifiez-les chaque année sur entreprendre.service-public.fr ou impots.gouv.fr. - Chiffre d’affaires de l’année précédente au-dessus du seuil de base : vous perdez la franchise au 1er janvier suivant. - Chiffre d’affaires de l’année en cours au-dessus du seuil majoré : vous perdez la franchise dès le jour du dépassement. - À partir de ce moment, vos factures doivent faire apparaître la TVA, son taux et les montants HT et TTC. - Activité mixte (vente et services) : les deux seuils s’appliquent, chacun pour la part concernée. > Conseil : Dans Kalenai Pro, la mention de franchise est ajoutée automatiquement sur chaque facture : vous n’avez pas à y penser à chaque fois. #### Clients professionnels : délais, pénalités, 40 € et escompte Lorsque vous facturez une entreprise, une association ou un autre indépendant, des mentions supplémentaires deviennent obligatoires. Elles servent à encadrer les retards de paiement. En principe, le délai de paiement est de 30 jours après la réalisation de la prestation. Vous pouvez convenir d’un délai plus long, dans la limite de 60 jours après l’émission de la facture, ou de 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit. La facture doit indiquer le **taux des pénalités de retard**, dues sans rappel dès le lendemain de l’échéance. Ce taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux de l’intérêt légal, soit 8,25 % selon service-public.fr. À défaut d’autre accord, on applique le taux de la Banque centrale européenne majoré de 10 points : 12,40 % pour le second semestre 2026. Ces taux changent chaque semestre, pensez à les actualiser en janvier et en juillet. - Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : 40 €, due une seule fois par facture payée en retard, en plus des pénalités. - Cette indemnité ne peut être réclamée qu’à un client professionnel, jamais à un particulier. - Escompte : indiquez vos conditions si vous accordez une remise pour paiement anticipé, ou écrivez « Escompte pour paiement anticipé : néant ». - Numéro de bon de commande : reportez-le sur la facture si votre client vous en a remis un. > Exemple : Julien, consultant, et une facture en retard : Prenons Julien, consultant en organisation. Il facture 1 200 € à une PME, échéance au 15 octobre. Le 15 novembre, toujours rien. Comme sa facture mentionne un taux de 12,40 % et l’indemnité de 40 €, il peut les réclamer sans discussion. Calcul simple : 1 200 € × 12,40 % × 31 jours ÷ 365 = environ 12,64 € de pénalités, plus 40 € d’indemnité. Le montant reste modeste, mais une relance chiffrée et appuyée sur la facture accélère souvent le paiement. > Conseil : Le suivi des paiements de Kalenai Pro vous montre les factures en attente et en retard : vous savez qui relancer sans fouiller vos relevés bancaires. #### Clients particuliers : facture ou note, quand est-ce obligatoire ? Avec les particuliers, la règle dépend de ce que vous vendez. Pour une **prestation de services**, une note (c’est-à-dire une facture) doit obligatoirement être remise au client lorsque le montant dépasse 25 € TVA comprise. En dessous, elle reste facultative, sauf si le client la demande. Pour une coiffeuse, une esthéticienne, un coach ou un praticien bien-être, cela concerne donc la très grande majorité des rendez-vous. Pour une **vente de biens** à un particulier, la facture n’est obligatoire que si le client la demande ou dans certains cas particuliers, comme la vente à distance. Sinon, un ticket de caisse suffit. Notez que l’impression systématique du ticket de caisse est interdite depuis le 1er août 2023 : on le propose, on ne l’impose plus. Côté contenu, une facture à un particulier reprend le socle commun : vos coordonnées avec la mention EI, votre SIREN, le nom et l’adresse du client, la date, le numéro, le détail et le total, la mention de TVA. Pas besoin des pénalités de retard pour professionnels ni de l’indemnité de 40 €, qui ne s’appliquent pas aux particuliers. Même pour une séance réglée sur place, la note doit être établie et vous devez en garder un double. > Exemple : Sarah, esthéticienne, et ses soins du jour : Prenons Sarah, esthéticienne à domicile. Ce matin, elle réalise un soin du visage à 65 € et une pose de vernis à 20 €. Pour le soin, la note est obligatoire : le montant dépasse 25 €. Pour la pose de vernis, elle n’est obligatoire que si la cliente la demande. Sarah choisit pourtant de faire une facture pour chaque prestation : sa numérotation reste simple, son livre des recettes est complet et elle n’a jamais à se demander si un document manque. #### Le devis : quand il est obligatoire et ce qu’il doit contenir Le devis n’est pas obligatoire pour toutes les activités. Il l’est dans certains secteurs précis, par exemple les travaux et le dépannage à domicile, le déménagement, l’optique ou les services à la personne lorsque le prix mensuel atteint 100 € TTC. Pour une activité de soins, de conseil ou d’accompagnement, il n’est pas imposé par principe, mais il reste vivement conseillé dès qu’une prestation est importante, longue ou sur mesure. **Les mentions à prévoir** - La date du devis et un numéro, pour le retrouver facilement. - Vos coordonnées avec la mention EI et votre SIREN, puis celles du client. - Le détail des prestations : nature, quantité, prix unitaire et total. - La mention de TVA si vous êtes en franchise. - La durée de validité de l’offre, par exemple « Devis valable 30 jours ». - Le caractère gratuit ou payant du devis et, s’il est payant, son prix. - Les conditions de paiement prévues : acompte éventuel, échéance, moyens de paiement. **Gratuit ou payant, signé ou non** En général, le devis est gratuit. Vous pouvez le facturer s’il demande un vrai travail, comme un déplacement ou une étude, mais vous devez en informer le client **avant** de l’établir. Une fois accepté par le client, le devis engage les deux parties. Pour en garder la preuve, demandez une signature précédée de la mention « Bon pour accord », avec la date. Le devis signé devient alors la base de votre future facture. > Point de vigilance : Dans les secteurs où il est obligatoire, l’absence de devis expose à une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique. #### Acomptes, avoirs et correction d’une erreur Il arrive qu’un client paie une partie à l’avance, ou qu’une facture contienne une erreur. Dans les deux cas, la règle d’or est la même : on ne modifie jamais un document déjà émis. On en crée un nouveau, numéroté dans la suite normale. Côté acompte, faites attention au vocabulaire : un acompte engage les deux parties, alors que des arrhes permettent au client de renoncer en les perdant. Si rien n’est précisé, une somme versée par un consommateur est considérée comme des arrhes. 1. **Facturez l’acompte** : Quand le client verse un acompte, émettez une facture d’acompte qui indique la date du versement, le montant et la prestation concernée. 2. **Émettez la facture de solde** : Une fois la prestation réalisée, la facture finale reprend le total, rappelle le numéro de la facture d’acompte et déduit le montant déjà versé. 3. **Corrigez avant paiement** : Une erreur repérée après l’envoi mais avant le paiement se corrige par une facture rectificative portant la mention « Annule et remplace la facture n° … », avec un nouveau numéro. 4. **Émettez un avoir après paiement** : Si la facture est déjà réglée, ou si vous accordez un remboursement ou un geste commercial, établissez une facture d’avoir, numérotée, qui fait référence à la facture d’origine. 5. **Gardez tout** : La facture d’origine, la facture rectificative et l’avoir sont tous conservés : ensemble, ils racontent l’historique complet de l’opération. #### Facturation électronique : ce qui change en 2026 et 2027 La généralisation de la facture électronique entre entreprises a commencé. Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail : c’est un fichier structuré, transmis par une plateforme agréée par l’administration. Le calendrier distingue la réception et l’émission. **Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques**, y compris les micro-entrepreneurs en franchise. L’émission deviendra obligatoire pour les micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027, pour les opérations entre entreprises établies en France. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, elles, émettent déjà depuis le 1er septembre 2026. Les factures adressées à des particuliers ne sont pas concernées par cette obligation, mais certaines données de ces ventes pourront devoir être transmises à l’administration (on parle d’e-reporting). - Choisissez dès maintenant une plateforme agréée pour recevoir les factures de vos fournisseurs professionnels. - À partir du 1er septembre 2027, quatre mentions s’ajoutent : le SIREN du client professionnel, l’adresse de livraison si elle diffère, la nature de l’opération (biens, services ou les deux) et, le cas échéant, l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits. - Pour un micro-entrepreneur qui ne fait que des prestations de services, la nature de l’opération sera simplement « prestations de services ». - Si vous ne travaillez qu’avec des particuliers, l’émission de factures électroniques ne vous concerne pas, mais restez attentif aux règles d’e-reporting. > Point de vigilance : Les détails pratiques de la réforme (plateformes, e-reporting, calendrier) ont déjà été ajustés plusieurs fois : vérifiez les dates en vigueur sur impots.gouv.fr avant de choisir votre solution. #### Conservation, erreurs fréquentes et sanctions Vos factures, émises comme reçues, doivent être conservées **10 ans**, au titre des documents comptables. Vos devis se conservent 5 ans. Gardez-les dans l’ordre, sous une forme lisible et non modifiable : un PDF archivé ou un logiciel qui conserve l’historique conviennent très bien. En micro-entreprise, vos factures alimentent aussi votre livre des recettes, que vous devez pouvoir présenter en cas de contrôle. Côté sanctions, chaque mention manquante ou inexacte peut coûter une amende de 15 €, dans la limite du quart du montant de la facture. L’absence pure et simple de facture est bien plus lourde : l’amende peut aller jusqu’à 75 000 € pour une personne physique. Ces montants restent rarement appliqués à une petite erreur de bonne foi, mais ils rappellent qu’une facture est un document officiel. - Oublier la mention « EI » à côté de son nom. - Laisser un trou dans la numérotation ou réutiliser un numéro. - Omettre la mention de franchise en base de TVA, ou au contraire faire apparaître une TVA que l’on ne doit pas facturer. - Ne pas indiquer de date d’échéance ni de taux de pénalités pour un client professionnel. - Réclamer l’indemnité de 40 € à un particulier. - Modifier une facture déjà envoyée au lieu d’émettre une facture rectificative ou un avoir. - Ne pas conserver les doubles des notes remises aux clients particuliers. > Conseil : Avec Kalenai Pro, vos devis et factures restent archivés et numérotés dans l’ordre : en cas de contrôle, tout est retrouvé en quelques secondes. **Quelles sont les mentions obligatoires sur une facture d’auto-entrepreneur ?** Une facture d’auto-entrepreneur indique la date, un numéro unique et continu, vos nom et prénom avec la mention « EI », votre adresse et votre SIREN, l’identité du client, la date et le détail de la prestation, le total, la mention de franchise de TVA et la date d’échéance. Pour un client professionnel, ajoutez le taux des pénalités de retard, l’indemnité de 40 € et les conditions d’escompte. **Quelle mention mettre quand on ne facture pas la TVA ?** Si vous êtes en franchise en base de TVA, écrivez « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Depuis le 1er septembre 2026, la référence officielle devient « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du CIBS », mais l’ancienne formule reste acceptée jusqu’au 31 décembre 2027. Aucune TVA ne doit apparaître sur la facture. **Un auto-entrepreneur doit-il faire une facture à un particulier ?** Pour une prestation de services, oui dès que le montant dépasse 25 € TVA comprise : une note doit être remise au client. En dessous, elle est facultative, sauf si le client la demande. Pour une vente de biens à un particulier, la facture est obligatoire seulement à la demande du client ou dans certains cas comme la vente à distance. **L’auto-entrepreneur est-il concerné par la facture électronique ?** Oui. Depuis le 1er septembre 2026, il doit pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. À partir du 1er septembre 2027, il devra aussi émettre ses factures au format électronique pour ses clients professionnels établis en France. Les factures aux particuliers ne sont pas concernées, mais certaines données pourront devoir être transmises à l’administration. **Combien de temps faut-il garder ses factures ?** Les factures émises et reçues se conservent 10 ans, comme tous les documents comptables. Les devis se conservent 5 ans. Archivez-les dans l’ordre de numérotation, sous une forme lisible et non modifiable, par exemple en PDF ou dans votre logiciel de facturation, afin de pouvoir les présenter facilement en cas de contrôle. ### Synchroniser son agenda Google, Outlook et iPhone : le guide complet URL : https://kalenai.eu/guides/synchroniser-agenda-google-outlook Mardi, 17 h 30. Une cliente vient de réserver un soin en ligne pour jeudi 10 h. Problème : jeudi 10 h, vous avez noté le contrôle technique de la voiture dans votre agenda personnel. Votre page de réservation n’en savait rien. Il faut appeler, s’excuser, proposer un autre horaire, et espérer que la cliente ne parte pas ailleurs. Ce genre de couac arrive dès que vos rendez-vous vivent dans plusieurs agendas qui ne se parlent pas. Ce guide vous montre comment relier Google Agenda, Outlook et l’iPhone à votre prise de rendez-vous, ce qui circule vraiment entre eux, et comment régler les petits problèmes du quotidien. #### Pourquoi vos agendas doivent se parler La plupart des indépendants jonglent avec au moins deux agendas. Il y a celui des clients, souvent l’outil de réservation, et celui de la vie : rendez-vous médicaux, sortie d’école, formation, réunion avec le comptable. Tant que ces agendas restent séparés, votre page de réservation propose des créneaux en se fiant uniquement à vos horaires d’ouverture. Elle ignore que vous serez absent jeudi matin. C’est la **double réservation** : deux engagements au même moment. Elle coûte du temps (appels, messages, replanification), de l’argent si la cliente renonce, et un peu de crédibilité. Faisons un calcul simple : si une double réservation par mois vous fait perdre un soin à 60 €, cela représente 720 € sur une année, sans compter le temps passé à rattraper chaque situation. La synchronisation règle ce problème à la source. Votre agenda habituel devient la référence : ce qui y est noté compte, et vos réservations en ligne s’y ajoutent toutes seules. - Vous ne ressaisissez plus vos rendez-vous à la main dans votre téléphone. - Vos clients ne voient que des créneaux réellement libres. - Vous consultez une seule vue de votre journée, où que vous soyez. - Une annulation libère le créneau partout, sans manipulation de votre part. > Exemple : Léa, coiffeuse à domicile : Prenons Léa, coiffeuse à domicile. Elle note ses rendez-vous personnels dans Google Agenda sur son téléphone, et ses clientes réservent en ligne. Avant de relier les deux, elle vérifiait chaque soir les réservations du lendemain pour repérer les conflits. Depuis qu’elle a connecté son agenda, le rendez-vous chez le dentiste qu’elle a noté vendredi à 14 h fait disparaître les créneaux de 14 h et 14 h 30 de sa page. Et chaque nouvelle réservation apparaît dans son agenda avec le nom, le téléphone et l’adresse de la cliente. #### La synchronisation dans les deux sens, expliquée simplement On parle de synchronisation « dans les deux sens » parce que l’information circule dans deux directions différentes, avec deux rôles bien distincts. Il est utile de les séparer pour comprendre ce que fait chaque type de connexion, et pourquoi elles ne se valent pas toutes. **Sens 1 : vos réservations arrivent dans votre agenda** Quand un client réserve, l’outil crée un événement dans votre agenda : titre, heure de début et de fin, lieu ou lien de visio, coordonnées du client et notes éventuelles. Si le rendez-vous est déplacé ou annulé depuis l’outil de réservation, l’événement est modifié ou supprimé à son tour. C’est ce qui vous évite toute ressaisie. **Sens 2 : votre agenda bloque des créneaux** Dans l’autre sens, l’outil interroge votre agenda au moment où un client consulte vos disponibilités. Il demande simplement : « Cette personne est-elle occupée entre 10 h et 11 h ? ». Si oui, le créneau n’est pas proposé. C’est ce sens-là qui empêche les doubles réservations. | Type de connexion | Réservations ajoutées à l’agenda | Créneaux occupés bloqués | | --- | --- | --- | | Google Agenda (connexion du compte) | Oui, en direct, avec modifications et annulations | Oui, à partir de votre agenda principal | | Outlook / Microsoft 365 (connexion du compte) | Oui, en direct, avec modifications et annulations | Oui, les événements marqués occupés | | Apple iCloud (identifiant Apple et mot de passe pour app) | Oui, en direct, avec modifications et annulations | Oui, à partir de tous vos calendriers iCloud | | Abonnement ICS (iPhone, Mac, autres) | Oui, en lecture seule, avec un décalage | Non | > Point de vigilance : Un simple abonnement ICS ne protège pas contre les doubles réservations : il affiche vos rendez-vous, mais ne renvoie aucune information sur vos autres engagements. #### Connecter Google Agenda, étape par étape Google Agenda est le cas le plus complet, car il permet les deux sens de synchronisation. La connexion passe par une autorisation officielle de Google : vous ne donnez jamais votre mot de passe à l’outil de réservation, et vous pouvez retirer l’accès à tout moment. 1. **Ouvrez la page des intégrations** : Dans votre outil de réservation, rendez-vous dans la rubrique dédiée aux applications connectées. Dans Kalenai, c’est le menu Intégrations. 2. **Cliquez sur Connecter à côté de Google Calendar** : Une fenêtre Google s’ouvre. Choisissez le compte qui contient l’agenda que vous utilisez vraiment au quotidien. 3. **Acceptez toutes les autorisations demandées** : L’outil a besoin de lire vos plages occupées et de créer des événements. Si vous décochez une permission, la synchronisation sera incomplète. 4. **Envoyez vos rendez-vous existants** : Une fois connecté, le bouton Synchroniser copie dans Google Agenda les rendez-vous déjà pris. Les suivants s’ajouteront automatiquement. 5. **Faites un test** : Créez dans Google Agenda un faux événement « Test » demain à 11 h, puis ouvrez votre page de réservation : le créneau de 11 h ne doit plus apparaître. Supprimez ensuite l’événement de test. > Conseil : Dans Kalenai, la vérification des créneaux occupés se fait au moment où le client consulte vos disponibilités : un événement que vous venez d’ajouter dans Google Agenda est pris en compte presque aussitôt. #### Outlook et Microsoft 365 Si vous travaillez avec Outlook, sur ordinateur, sur le web ou dans l’application mobile, le principe de connexion est le même : vous autorisez l’outil via la page officielle de Microsoft, sans transmettre de mot de passe. Vos réservations apparaissent ensuite dans votre calendrier Outlook, sur tous vos appareils. Comme avec Google, la liaison fonctionne dans les deux sens : chaque rendez-vous est créé, mis à jour ou supprimé dans Outlook, et vos événements Outlook marqués « Occupé », « Provisoire » ou « Absent » masquent automatiquement les créneaux correspondants sur votre page. Les événements indiqués « Disponible » ne bloquent rien. - Connectez votre compte Microsoft depuis la page des intégrations, avec le compte où se trouve votre calendrier principal. - Utilisez le bouton Synchroniser pour y copier vos rendez-vous déjà pris. - Réglez vos horaires de travail avec précision, pauses comprises, pour que seuls les créneaux réellement possibles soient proposés. - Déclarez vos absences prévisibles (vacances, formation, journée off) dans la rubrique Congés de vos disponibilités. - Pour un rendez-vous personnel ponctuel en pleine journée, bloquez le créneau directement dans votre outil de réservation. > Exemple : Karim, consultant sous Microsoft 365 : Prenons Karim, consultant, dont toute l’organisation tourne sous Microsoft 365. Il connecte Outlook : ses rendez-vous clients y arrivent avec le lien de visio, et ses réunions internes notées dans Outlook disparaissent d’elles-mêmes de sa page de réservation. Il n’a plus rien à reporter à la main : il lui suffit de marquer « Disponible » les événements qui ne doivent pas bloquer son agenda. #### Sur iPhone et Mac : connecter iCloud ou s’abonner au flux ICS Si votre agenda vit dans iCloud (iPhone, iPad, Mac), le plus complet est de **connecter directement votre compte Apple iCloud**. Vos rendez-vous s’ajoutent alors dans votre calendrier iCloud, et vos événements iCloud bloquent les créneaux correspondants sur votre page. Apple demande pour cela un « mot de passe pour app », à créer sur account.apple.com, rubrique « Connexion et sécurité ». Vous ne donnez jamais votre vrai mot de passe Apple, et vous pouvez révoquer ce code à tout moment. Si vous voulez simplement voir vos rendez-vous dans l’app Calendrier, sans rien bloquer, l’abonnement au flux ICS suffit. L’app Calendrier sait s’abonner à un calendrier en ligne grâce à une adresse web : votre outil de réservation fournit cette adresse, et l’iPhone vient la consulter régulièrement. D’après l’aide officielle d’Apple, l’abonnement se fait depuis l’app Calendrier elle-même ; les intitulés peuvent varier selon votre version d’iOS. **À quelle fréquence le flux se met-il à jour ?** C’est l’application qui s’abonne qui décide quand elle relit le flux, pas l’outil de réservation. Selon l’application et ses réglages, le délai va de quelques minutes à plusieurs heures. Google Agenda et Outlook, en particulier, peuvent mettre longtemps à rafraîchir un calendrier auquel vous êtes abonné, et ne laissent pas forcer la mise à jour. Une réservation prise il y a dix minutes peut donc ne pas encore apparaître : ce n’est pas une panne. Autre point à connaître : l’abonnement est en lecture seule. Vous ne pouvez pas déplacer un rendez-vous en le faisant glisser dans l’app Calendrier, et vos événements personnels de l’iPhone ne bloquent aucun créneau. Pour cela, préférez la connexion iCloud. 1. **Copiez l’adresse du flux** : Dans votre outil de réservation, repérez le flux de calendrier ICS et copiez son adresse. Il se trouve sur la même page des intégrations que les connexions Google et Outlook. 2. **Ouvrez l’app Calendrier** : Touchez le bouton Calendriers, qui affiche la liste de vos agendas. 3. **Ajoutez un abonnement** : Touchez « Nouv. calendrier », puis « Ajouter un calendrier avec abonnement ». 4. **Collez l’adresse et validez** : Collez l’adresse copiée, puis touchez « S’abonner ». Donnez un nom clair, par exemple « Rendez-vous clients », et choisissez une couleur. 5. **Choisissez iCloud comme compte** : En sélectionnant iCloud, l’abonnement apparaît aussi sur votre Mac et votre iPad. Validez avec Terminé ou Ajouter. > Point de vigilance : L’adresse du flux contient les coordonnées de vos clients (nom, e-mail, téléphone, notes). Ne la publiez jamais et ne l’envoyez qu’à vous-même. Si elle a circulé par erreur, régénérez-la : l’ancienne cessera de fonctionner, et il faudra refaire l’abonnement sur vos appareils. #### Agenda perso, agenda pro : ce qui est partagé, et ce qui ne l’est pas Beaucoup d’indépendants hésitent à connecter leur agenda par peur que leurs clients voient leur vie privée. C’est une inquiétude légitime, et la réponse est rassurante : pour bloquer des créneaux, l’outil ne demande à Google que des **plages occupées**, c’est-à-dire des heures de début et de fin. Le titre de vos événements, leur lieu, leurs participants et leurs notes ne servent pas à calculer vos disponibilités et n’apparaissent jamais sur votre page de réservation. Vos clients voient seulement qu’un créneau n’est pas proposé. Ils ne savent pas si vous êtes chez le médecin, en rendez-vous avec un autre client ou en pause déjeuner. **Quand vous avez plusieurs agendas** Google Agenda permet d’avoir plusieurs agendas dans un même compte : l’agenda principal, à votre nom, et des agendas secondaires comme « Famille » ou « Sport ». La vérification des plages occupées porte sur l’agenda principal du compte connecté. Un événement rangé dans un agenda secondaire, ou dans un autre compte Google, ne bloquera donc rien. Si vos engagements personnels vivent ailleurs, deux solutions simples existent. Vous pouvez les noter directement dans l’agenda principal du compte connecté. Ou bien, depuis votre agenda personnel, invitez votre adresse professionnelle à l’événement : une fois l’invitation acceptée, l’événement figure dans l’agenda principal et compte comme occupé. - Partagé avec vos clients : rien, à part l’absence du créneau sur votre page. - Lu par l’outil de réservation dans Google : les plages occupées de votre agenda principal. - Écrit dans votre agenda : vos rendez-vous clients, avec les coordonnées utiles pour les préparer. - Non pris en compte : les événements marqués « Disponible » dans Google Agenda, qui ne bloquent aucun créneau. > Conseil : Vous voulez réserver du temps sans qu’il apparaisse comme un rendez-vous ? Créez dans Google Agenda un événement « Admin » ou « Préparation » sur les heures concernées : Kalenai les masquera de votre page sans rien en dévoiler. #### Fuseaux horaires, changements d’heure et visio Dès que vous recevez des clients en visio, la question des fuseaux horaires se pose. Un coach installé à Lyon peut accompagner une cliente à Montréal, un consultant peut travailler avec Dakar ou La Réunion. Si chacun lit l’heure dans son propre fuseau sans le savoir, quelqu’un se présente avec une heure d’avance ou de retard. La règle est simple : réglez votre compte sur votre fuseau horaire réel, par exemple Europe/Paris. Votre page de réservation affiche alors les créneaux à chaque client dans son heure locale, et le rendez-vous enregistré dans votre agenda indique son fuseau. Google Agenda, Outlook et l’iPhone le convertissent ensuite à l’heure de l’appareil qui l’affiche. **Le lien de visio, toujours au même endroit** Pour un rendez-vous en visio, le lien de réunion est ajouté à l’événement créé dans votre agenda : il figure dans le lieu et en tête de la description dans Google Agenda, dans le lieu dans Outlook, et dans la description du flux ICS. Le jour J, vous ouvrez l’événement et cliquez sur le lien, sans chercher l’e-mail de confirmation. Si vous utilisez une intégration Google Meet ou Zoom, le lien est créé automatiquement à chaque réservation. > Exemple : une séance entre Paris et Montréal : Prenons Claire, thérapeute à Paris, et une cliente installée à Montréal. La plupart de l’année, il y a six heures d’écart : le créneau de 15 h à Paris s’affiche à 9 h pour la cliente. Mais l’Europe et l’Amérique du Nord ne changent pas d’heure le même week-end. Pendant quelques semaines au printemps et à l’automne, l’écart n’est plus que de cinq heures. Comme les fuseaux sont gérés automatiquement, la cliente voit toujours la bonne heure locale, sans calcul de part et d’autre. > Point de vigilance : Si vous déménagez ou travaillez plusieurs mois depuis un autre pays, pensez à modifier le fuseau horaire de votre compte : vos horaires d’ouverture sont calculés dans ce fuseau. #### Dépannage : les problèmes courants et leurs solutions La plupart des soucis de synchronisation ont une cause simple et se règlent en quelques minutes. Avant tout, vérifiez sur la page des intégrations que la connexion est bien active et qu’aucun message d’erreur ne s’affiche. Puis repérez votre situation dans le tableau ci-dessous. | Problème | Cause probable | Solution | | --- | --- | --- | | Un créneau reste proposé alors que je suis occupé | L’événement est dans un agenda secondaire ou un autre compte | Notez-le dans l’agenda principal du compte connecté, ou invitez votre adresse pro | | Un événement Google ne bloque rien | L’événement est marqué « Disponible » | Ouvrez l’événement et passez-le en « Occupé » | | Mes absences Outlook ou iCloud ne masquent aucun créneau | L’événement est marqué « Disponible », ou le compte a été déconnecté | Marquez l’événement « Occupé », puis vérifiez la connexion sur la page des intégrations | | Un nouveau rendez-vous n’apparaît pas sur l’iPhone | L’abonnement ICS n’a pas encore été relu | Patientez, ou vérifiez l’adresse du flux si rien n’arrive au bout de quelques heures | | Plus rien ne se synchronise depuis quelques jours | L’autorisation a expiré ou a été retirée | Déconnectez puis reconnectez le compte, en acceptant toutes les permissions | | Le rendez-vous est décalé d’une heure | Mauvais fuseau horaire sur le compte ou sur l’appareil | Vérifiez le fuseau de votre compte et celui de votre téléphone | | Un rendez-vous déplacé dans Google n’a pas bougé côté réservation | Les modifications faites dans l’agenda ne remontent pas vers l’outil | Déplacez toujours le rendez-vous depuis l’outil de réservation | | L’abonnement iPhone a cessé de fonctionner | L’adresse du flux a été régénérée | Copiez la nouvelle adresse et refaites l’abonnement | > Conseil : Si l’intégration Google affiche une erreur, Kalenai continue d’accepter les réservations pour ne pas bloquer vos clients : reconnectez le compte rapidement pour que vos plages occupées soient de nouveau prises en compte. #### Les bonnes pratiques pour un agenda fiable Une synchronisation bien réglée se fait oublier. Pour qu’elle reste fiable dans la durée, quelques habitudes suffisent. Elles prennent peu de temps et évitent la grande majorité des surprises. - Choisissez un agenda de référence, celui que vous consultez vraiment, et connectez celui-là. - Notez tous vos engagements, même personnels, dans l’agenda principal du compte connecté. - Ajoutez des temps de trajet ou de préparation sous forme d’événements quand vous en avez besoin entre deux rendez-vous. - Déplacez et annulez vos rendez-vous depuis l’outil de réservation, jamais depuis l’agenda connecté. - Gardez l’adresse du flux ICS privée et régénérez-la si vous avez un doute. - Vérifiez votre fuseau horaire après un déménagement ou un long séjour à l’étranger. - Faites un test rapide (un faux événement, puis un coup d’œil à votre page) après chaque changement de compte ou de téléphone. - Jetez un œil à la page des intégrations une fois par mois pour repérer un éventuel message d’erreur. > Exemple : la routine de Nadia, praticienne bien-être : Prenons Nadia, praticienne en massage bien-être. Elle a connecté son Google Agenda et s’est abonnée au flux sur son iPhone pour voir ses rendez-vous dans l’app Calendrier. Chaque dimanche soir, elle ajoute dans Google Agenda ses engagements de la semaine : cours de yoga, courses, rendez-vous personnels. Elle bloque aussi 20 minutes de trajet avant chaque séance à domicile. Ses clientes ne voient que des créneaux tenables, et elle n’a plus eu de double réservation depuis. **Comment synchroniser mon agenda Google avec mon iPhone ?** Le plus simple est d’ajouter votre compte Google dans les réglages de l’iPhone, en activant les calendriers : vos événements Google apparaissent alors dans l’app Calendrier. Pour vos réservations clients, connectez Google Agenda à votre outil de réservation : elles arriveront dans Google, donc aussi sur l’iPhone. Le flux ICS reste une alternative si vous n’utilisez pas Google. **Pourquoi mon calendrier ICS ne se met-il pas à jour ?** Un calendrier par abonnement n’est pas synchronisé en temps réel : c’est l’application qui décide quand elle relit l’adresse, ce qui peut prendre de quelques minutes à plusieurs heures. Si rien n’arrive au bout d’une journée, vérifiez que l’adresse est correcte et qu’elle n’a pas été régénérée. Pour un suivi immédiat, préférez une connexion directe à Google Agenda, Outlook ou Apple iCloud. **Mes clients voient-ils le contenu de mon agenda personnel ?** Non. Pour calculer vos disponibilités, l’outil ne regarde que les plages où vous êtes occupé, sans titre ni détail. Vos clients voient seulement qu’un créneau n’est pas proposé. Ils ne savent ni pourquoi, ni avec qui vous êtes. Le contenu de vos rendez-vous clients, lui, est écrit dans votre agenda, que vous seul consultez. **Peut-on synchroniser Google Agenda et Outlook ensemble ?** Oui, vous pouvez connecter les deux comptes à votre outil de réservation : chaque nouveau rendez-vous sera ajouté dans Google Agenda et dans Outlook, et les plages occupées sont lues dans les deux. Un engagement noté dans l’un ou l’autre bloque donc le créneau. **Comment éviter les doubles réservations avec plusieurs agendas ?** Regroupez vos engagements dans l’agenda qui est lu par votre outil de réservation, c’est-à-dire l’agenda principal du compte Google connecté. Pour un événement noté ailleurs, invitez-y votre adresse principale. Complétez avec des horaires de travail précis et vos congés déclarés, puis faites un test avec un faux événement pour vérifier que le créneau disparaît. ### Consentement éclairé en soins esthétiques : formulaire et règles URL : https://kalenai.eu/guides/consentement-soins-esthetiques Une nouvelle cliente s’installe pour un peeling superficiel. Vous commencez, et elle mentionne en passant qu’elle suit un traitement contre l’acné depuis deux mois. Vous arrêtez tout, bien sûr. Mais vous réalisez que vous auriez dû le savoir avant, et que rien d’écrit ne prouve ce que vous lui aviez expliqué la dernière fois. Le consentement éclairé sert précisément à éviter ce genre de moment. Bien fait, il protège la santé de vos clients, rassure ceux qui hésitent et vous donne une trace en cas de litige. Ce guide vous explique ce que dit la loi, ce qu’il faut mettre dans un formulaire, comment le faire signer et comment respecter les règles sur les données de santé. #### À quoi sert un consentement éclairé en esthétique Un consentement éclairé, c’est l’accord donné par un client **après avoir reçu une information claire** sur le soin : comment il se déroule, ce qu’il peut produire, ses risques, ses contre-indications et les précautions à respecter. Le mot important est « éclairé ». Une signature au bas d’une page que personne n’a lue ne vaut pas grand-chose. Ce qui compte, c’est que la personne ait compris avant de dire oui. Le formulaire écrit a trois fonctions. Il structure votre information, pour que rien d’important ne soit oublié d’un client à l’autre. Il vous permet de repérer une contre-indication avant de commencer. Et il laisse une trace datée de ce que vous avez expliqué, utile si un client conteste plus tard avoir été prévenu d’une rougeur passagère ou d’un résultat progressif. - Sécurité : vous détectez une allergie, une grossesse ou un traitement incompatible avant le soin, pas pendant. - Confiance : le client voit que vous prenez sa santé au sérieux, ce qui rassure surtout lors d’une première visite. - Preuve : en cas de réclamation, vous pouvez montrer ce qui a été dit et accepté, et à quelle date. - Organisation : les mêmes questions posées à tous, dans le même ordre, vous font gagner du temps en cabine. > Exemple : Léa et sa première cliente en rehaussement de cils : Prenons Léa, esthéticienne à domicile. Elle envoie désormais un court questionnaire avec chaque réservation de rehaussement de cils. Une nouvelle cliente y coche « irritation des yeux en ce moment ». Léa l’appelle la veille : la cliente a une conjonctivite. Elles décalent le rendez-vous de deux semaines. Sans le questionnaire, Léa l’aurait découvert en cabine, avec un soin annulé à la dernière minute et un créneau perdu. #### Ce que dit la loi, et ce qu’elle ne dit pas Commençons par une précision honnête : il n’existe pas, en France, de modèle de formulaire de consentement imposé à tous les soins esthétiques. Pour la plupart des prestations d’institut (soin du visage, épilation à la cire, modelage, beauté du regard), le formulaire relève de la bonne pratique professionnelle. Vous restez en revanche tenu d’informer votre client sur la prestation, comme tout professionnel qui vend un service à un consommateur. Certaines techniques ont cependant des règles écrites, et d’autres sont tout simplement interdites hors du cadre médical. Avant de rédiger un formulaire, **vérifiez d’abord que l’acte peut être pratiqué en institut**. Un formulaire signé ne rend jamais légal un acte réservé à un médecin. **Épilation à la lumière pulsée et au laser : un cadre précis** Depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, l’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique peut être réalisée par des médecins, des infirmiers diplômés d’État et des professionnels qualifiés en soins esthétiques, à condition d’avoir suivi la formation obligatoire (articles D. 1151-1 et suivants du Code de la santé publique). Le Conseil d’État a rejeté en mars 2026 un recours contre ce décret. Les obligations sont détaillées, notamment sur l’information écrite du client. - Une fiche d’information est remise au client au plus tard avant le premier acte, en termes compréhensibles : risques, contre-indications, catégories de personnes exclues, port obligatoire de lunettes de protection, recommandation de consulter un médecin avant la première séance. - Un double de cette fiche, daté et signé par le client, est conservé par l’exploitant pendant trois ans. - L’état de la peau et le phototype sont examinés avant de programmer les séances, et l’absence de contre-indication est vérifiée avant chaque séance. - Pour le laser, ces vérifications sont consignées dans un document nominatif, tenu à disposition des contrôleurs trois ans après la dernière séance. **Les actes qui restent réservés aux médecins** Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que tout acte qui perce la peau relève de la médecine, sauf le tatouage et le maquillage permanent, qui ont leur propre réglementation (déclaration à l’ARS, formation à l’hygiène). Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, sont notamment réservés aux médecins les injections (toxine botulique, acide hyaluronique, mésothérapie, skinboosters), le microneedling, les fils tenseurs, le plasma pen, les peelings moyens ou profonds, et les usages du laser autres que l’épilation, comme le détatouage. La Cour de cassation a jugé en 2023 que le microneedling est un acte médical. > Point de vigilance : Une formation, même certifiée, ou un formulaire de décharge signé par le client ne vous autorise pas à pratiquer un acte réservé aux médecins. En cas de doute sur un soin, renseignez-vous auprès de votre ARS, de votre fédération professionnelle ou de la DGCCRF avant de le proposer. #### Le contenu d’un bon formulaire de consentement Un bon formulaire tient sur une à deux pages et se lit en quelques minutes. Il doit être propre à chaque soin : on n’informe pas de la même façon pour une épilation à la cire et pour une séance de lumière pulsée. L’idée est simple : chaque rubrique répond à une question que le client pourrait se poser, ou à un risque que vous voulez écarter. Évitez le formulaire « fourre-tout » qui empile vingt soins et cinquante contre-indications. Le client finit par tout cocher sans lire, et vous perdez l’intérêt même du document. Mieux vaut un modèle par famille de soins, que vous adaptez au besoin. | Rubrique | Pourquoi elle compte | Exemple de formulation | | --- | --- | --- | | Identité et date | Rattacher le document à une personne et à un moment précis. | Nom, prénom, date de naissance, date de signature. | | Description du soin | Le client doit savoir ce qui va se passer, étape par étape. | « Le soin dure environ 45 minutes et comprend un nettoyage, l’application d’un gel… » | | Résultats attendus | Éviter les déceptions et les promesses impossibles. | « Le résultat est progressif et varie selon les personnes. » | | Effets possibles | Prévenir des réactions normales et de celles qui doivent alerter. | « Une rougeur peut apparaître et disparaît en général en quelques heures. » | | Contre-indications | Écarter les situations où le soin ne doit pas être réalisé. | Grossesse, traitement photosensibilisant, lésion sur la zone… | | Précautions avant et après | Le résultat et la sécurité dépendent aussi du client. | « Évitez l’exposition au soleil pendant les jours qui suivent. » | | Engagement du client | Le client confirme avoir dit vrai et s’engage à signaler tout changement. | « Je préviendrai le praticien de toute évolution de mon état de santé. » | | Signature | Matérialiser l’accord, libre et informé. | « J’ai lu et compris ces informations et j’accepte le soin. » | > Conseil : Ajoutez une case « J’ai pu poser mes questions » et un champ libre pour les remarques : cela montre que l’échange a eu lieu, pas seulement la signature. #### Questionnaire santé et contre-indications Le questionnaire santé est la partie la plus utile du formulaire, et la plus délicate. Il doit vous donner les informations nécessaires pour décider si le soin peut avoir lieu, **sans transformer votre institut en cabinet médical**. Vous n’établissez pas de diagnostic : vous repérez des situations à risque, et en cas de doute, vous orientez vers un médecin. Posez des questions fermées et précises, liées au soin. « Avez-vous des problèmes de santé ? » ne sert à rien. « Prenez-vous actuellement un traitement qui rend la peau sensible au soleil ? » est bien plus utile. Pour chaque « oui », prévoyez ce que vous ferez : reporter, adapter, demander l’avis d’un médecin. - Allergies connues (produits cosmétiques, latex, colle, pigments, parfums). - Traitements en cours, notamment ceux qui rendent la peau fragile ou sensible à la lumière. - Grossesse ou allaitement, selon le soin. - Problèmes de peau sur la zone à traiter (lésion, inflammation, infection, herpès récent). - Exposition récente au soleil ou séance d’UV, pour les soins concernés. - Soins esthétiques ou médicaux récents sur la même zone. > Exemple : Inès adapte son questionnaire à la lumière pulsée : Prenons Inès, qui a suivi la formation obligatoire et propose l’épilation à la lumière pulsée. Elle a construit un questionnaire spécifique à partir de la notice de son appareil et de sa formation : phototype, bronzage récent, traitements photosensibilisants, grossesse, tatouages sur la zone. Elle joint la fiche d’information réglementaire, que la cliente date et signe. Si une réponse lui semble douteuse, elle ne programme pas les séances et conseille l’avis d’un médecin. #### Rédiger en langage clair Un consentement n’est éclairé que s’il est compris. Or beaucoup de formulaires sont écrits comme des contrats : phrases longues, termes techniques, tournures négatives. Résultat, le client signe sans lire. Écrivez comme vous parlez en cabine, avec des mots simples et des phrases courtes. La fiche d’information prévue pour la lumière pulsée et le laser doit d’ailleurs être rédigée « en termes compréhensibles » : c’est une bonne règle pour tous vos documents. Relisez votre formulaire en vous mettant à la place d’une personne qui découvre le soin. Si un mot vous oblige à l’expliquer à l’oral, remplacez-le ou ajoutez une explication entre parenthèses. - Une idée par phrase, et des phrases de moins de vingt mots. - Des mots courants : « rougeur » plutôt que « érythème », « sensible au soleil » plutôt que « photosensibilisant ». - Des formulations positives : « Protégez votre peau du soleil » plutôt que « Ne pas omettre de ne pas s’exposer ». - Des durées concrètes quand vous les connaissez : « 48 heures » plutôt que « quelques temps ». - Une police lisible et une taille suffisante, notamment sur téléphone. - Aucune clause qui prétend vous dégager de toute responsabilité : elle n’a pas sa place dans un document d’information. > Conseil : Faites lire votre formulaire à un proche qui ne connaît pas le métier. Chaque question qu’il vous pose signale une phrase à réécrire. #### Quand et comment le faire signer Le meilleur moment, c’est **avant le rendez-vous**, au calme. Un formulaire lu à la hâte à l’accueil, client en manteau, n’est pas vraiment éclairé. Envoyé au moment de la réservation, il laisse le temps de lire, de réfléchir et de vous poser des questions. Vous arrivez au rendez-vous en connaissant déjà les points de vigilance, et vous pouvez annuler à temps si une contre-indication apparaît. **La signature électronique est-elle valable ?** Oui. Le Code civil (article 1367) reconnaît la signature électronique dès lors qu’elle repose sur un procédé fiable d’identification, qui garantit son lien avec le document signé. Le règlement européen eIDAS précise qu’une signature ne peut pas être privée d’effet juridique au seul motif qu’elle est électronique. Il distingue trois niveaux : simple, avancée et qualifiée. Seule la signature qualifiée bénéficie d’une présomption de fiabilité. Pour un consentement de soin esthétique, une signature simple, tracée au doigt ou validée par un clic, est le plus souvent utilisée. Sa force dépend des éléments qui l’entourent : identité du client, date et heure, version exacte du document signé, impossibilité de le modifier après coup. Plus ces éléments sont conservés, plus votre preuve est solide. 1. **Envoyer le formulaire à la réservation** : Le client reçoit le lien avec sa confirmation. Il remplit le questionnaire santé et lit l’information sur le soin. 2. **Relire les réponses avant le jour J** : Vérifiez les « oui » la veille. En cas de doute, appelez le client ou proposez de décaler. 3. **Faire signer avant le soin** : La signature intervient après la lecture, et toujours avant le premier geste. Rien ne commence sans elle. 4. **Vérifier oralement en cabine** : Demandez simplement : « Quelque chose a changé depuis que vous avez rempli le formulaire ? ». Notez la réponse. 5. **Remettre une copie au client** : Envoyez-lui le document signé par e-mail ou donnez-lui un exemplaire papier. Il doit pouvoir relire les consignes après le soin. > Conseil : Avec Kalenai Pro, le formulaire de consentement et le protocole de soin peuvent être envoyés avec la réservation et signés en ligne avant le rendez-vous. #### Mineurs et mises à jour du consentement Deux situations demandent une attention particulière : les clients mineurs, et les clients que vous suivez depuis longtemps. Dans les deux cas, la question est la même : la personne qui a signé était-elle en mesure de consentir, et son consentement correspond-il toujours à la réalité ? **Les clients mineurs** Pour un mineur, l’accord d’un titulaire de l’autorité parentale est la règle de prudence, en plus de l’adhésion du jeune lui-même. Pour le tatouage et le maquillage permanent, c’est une obligation écrite : le Code de la santé publique interdit ces techniques sur un mineur sans le consentement écrit d’un parent ou du tuteur, et le professionnel doit pouvoir le prouver pendant trois ans. Pour les autres soins, adoptez la même rigueur : autorisation parentale signée, information donnée au parent, et présence d’un parent lors du premier rendez-vous si possible. Certains soins se prêtent mal aux clients mineurs. Pour l’épilation à la lumière pulsée ou au laser, référez-vous à votre formation, à la notice de l’appareil et aux catégories de personnes exclues mentionnées dans la fiche d’information. **Mettre à jour à chaque nouveau soin ou changement de santé** Un consentement vaut pour un soin donné, dans une situation donnée. Faites signer un nouveau formulaire pour chaque nouveau type de soin, et redemandez le questionnaire santé à intervalles réguliers pour vos clients fidèles. Entre deux mises à jour, la question orale « Quelque chose a changé ? » avant chaque séance garde tout son sens. Si le client vous signale une grossesse, un nouveau traitement ou une intervention récente, mettez à jour sa fiche avant le soin suivant. Et si vous modifiez votre protocole ou changez d’appareil, faites relire et signer la nouvelle version. > Exemple : une cliente fidèle depuis trois ans : Prenons Nadia, qui vient chaque mois pour un soin du visage. Son questionnaire date de son premier rendez-vous. Avant la séance, son esthéticienne lui pose la question habituelle. Nadia répond qu’elle a commencé un nouveau traitement dermatologique. L’esthéticienne lui propose de remplir à nouveau le questionnaire, adapte le soin en retirant le gommage, et lui conseille de demander l’avis de son dermatologue avant de reprendre le protocole complet. #### Données de santé : RGPD, conservation et archivage Les réponses à votre questionnaire sont des **données de santé**, que le RGPD classe parmi les données sensibles. Leur collecte est interdite par principe, sauf exceptions. Pour un institut, l’exception utilisée le plus souvent est le consentement explicite du client, qui doit être libre, spécifique, informé et, comme le rappelle la CNIL, de préférence écrit. Ce consentement aux données est distinct du consentement au soin : prévoyez une case dédiée, non cochée par défaut. Le client peut retirer ce consentement. Vous pouvez alors refuser un soin pour lequel ces informations sont indispensables à sa sécurité, en le lui expliquant simplement. - Minimisation : ne demandez que ce qui sert à décider si le soin peut avoir lieu. Pas d’antécédents complets « au cas où ». - Information : indiquez au client pourquoi vous collectez ces données, qui y a accès, combien de temps vous les gardez et comment exercer ses droits. - Sécurité : accès protégé par mot de passe, pas de formulaires papier qui traînent à l’accueil, pas d’envoi de ces données par messagerie personnelle. - Droits du client : il peut accéder à ses données, les faire rectifier ou demander leur suppression, sous réserve des documents que la loi vous impose de garder. - Durée : le RGPD n’impose pas de durée chiffrée, mais vous devez en fixer une, justifiée par l’objectif, puis supprimer ou archiver. > Point de vigilance : Pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, la fiche d’information signée doit être conservée trois ans, et le document de suivi laser trois ans après la dernière séance. Pour les autres soins, fixez votre durée avec votre assurance ou un conseil juridique, car les délais pour agir en cas de dommage corporel peuvent être longs. > Conseil : Classez chaque consentement par client, avec la date et la version du formulaire signé : en cas de question, vous retrouvez le bon document en quelques secondes. #### Les erreurs à éviter La plupart des problèmes viennent moins de l’absence de formulaire que d’un formulaire mal utilisé. Voici les pièges les plus fréquents, et ce qu’il faut faire à la place. - Faire signer après le soin, ou pendant : le consentement doit toujours précéder le premier geste. - Utiliser un modèle trouvé en ligne sans l’adapter à vos soins, à votre appareil et à vos produits. - Croire qu’une « décharge de responsabilité » vous protège de tout : elle ne remplace ni l’information, ni le respect des règles. - Proposer un acte réservé aux médecins en pensant que le formulaire signé suffit à le rendre possible. - Ignorer un « oui » dans le questionnaire santé, ou ne pas savoir quoi en faire. - Garder les formulaires papier dans un classeur ouvert à l’accueil, ou les données de santé sans limite de durée. - Ne jamais mettre à jour le consentement d’un client fidèle depuis des années. **Le formulaire de consentement est-il obligatoire en institut de beauté ?** Pas pour tous les soins. Il n’existe pas de modèle unique imposé à l’ensemble des prestations d’institut. En revanche, pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, une fiche d’information écrite, datée et signée par le client, est obligatoire et doit être conservée trois ans. Pour les autres soins, c’est une bonne pratique fortement recommandée. **Un consentement signé protège-t-il l’esthéticienne en cas de problème ?** Il prouve que le client a été informé et a accepté le soin, ce qui est précieux. Mais il ne couvre pas une faute, un manque de précaution ou un acte interdit. Il ne remplace pas non plus votre assurance responsabilité civile professionnelle. Voyez-le comme un élément de preuve parmi d’autres, pas comme une protection absolue. **Une signature électronique a-t-elle la même valeur qu’une signature papier ?** Le Code civil reconnaît la signature électronique lorsqu’elle repose sur un procédé fiable d’identification, lié au document signé. Le règlement européen eIDAS interdit de lui refuser tout effet au seul motif qu’elle est électronique. Pour un consentement de soin, une signature simple bien tracée (identité, date, document non modifiable) constitue en général une preuve sérieuse. **Peut-on réaliser un soin esthétique sur un mineur ?** Cela dépend du soin. Pour le tatouage et le maquillage permanent, le consentement écrit d’un parent ou du tuteur est obligatoire. Pour les autres soins, demandez par prudence une autorisation parentale signée et informez le parent. Certains soins sont déconseillés ou exclus pour certaines catégories de personnes : référez-vous à votre formation et aux fiches d’information. **Combien de temps garder les formulaires de consentement ?** Pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, la fiche d’information signée se conserve trois ans. Pour les autres soins, aucune durée unique n’est fixée : le RGPD vous demande de définir une durée justifiée par l’objectif, puis de supprimer ou d’archiver. Faites valider votre choix par votre assureur ou un conseil juridique. ## Éditeur DIGITAL, SASU au capital de 1 000 €, 60 rue François 1er, 75008 Paris (marque Digital Air Media). Hébergement : o2switch, France. Contact : contact@kalenai.eu.