Guide N°07 / 07
Consentement éclairé en soins esthétiques : formulaire et règles
Consentement éclairé en institut : ce que dit la loi, contenu du formulaire, questionnaire santé, signature électronique, mineurs et données de santé (RGPD).
Une nouvelle cliente s’installe pour un peeling superficiel. Vous commencez, et elle mentionne en passant qu’elle suit un traitement contre l’acné depuis deux mois. Vous arrêtez tout, bien sûr. Mais vous réalisez que vous auriez dû le savoir avant, et que rien d’écrit ne prouve ce que vous lui aviez expliqué la dernière fois. Le consentement éclairé sert précisément à éviter ce genre de moment. Bien fait, il protège la santé de vos clients, rassure ceux qui hésitent et vous donne une trace en cas de litige. Ce guide vous explique ce que dit la loi, ce qu’il faut mettre dans un formulaire, comment le faire signer et comment respecter les règles sur les données de santé.
L’essentiel en 5 points
- 1Le consentement éclairé est d’abord une preuve d’information : le client sait ce qu’il accepte, et vous pouvez le montrer.
- 2Il n’existe pas de formulaire unique imposé à tous les instituts, mais certains soins, comme l’épilation à la lumière pulsée ou au laser, ont des règles écrites précises.
- 3Un acte réservé aux médecins (injections, microneedling, peelings moyens ou profonds) reste interdit en institut, même avec un formulaire signé.
- 4Faites remplir le questionnaire santé et signer le formulaire avant le rendez-vous, puis vérifiez oralement le jour J.
- 5Les réponses de santé sont des données sensibles au sens du RGPD : collectez le strict nécessaire, protégez-les et fixez une durée de conservation.
Chapitre 01
À quoi sert un consentement éclairé en esthétique
Un consentement éclairé, c’est l’accord donné par un client après avoir reçu une information claire sur le soin : comment il se déroule, ce qu’il peut produire, ses risques, ses contre-indications et les précautions à respecter. Le mot important est « éclairé ». Une signature au bas d’une page que personne n’a lue ne vaut pas grand-chose. Ce qui compte, c’est que la personne ait compris avant de dire oui.
Le formulaire écrit a trois fonctions. Il structure votre information, pour que rien d’important ne soit oublié d’un client à l’autre. Il vous permet de repérer une contre-indication avant de commencer. Et il laisse une trace datée de ce que vous avez expliqué, utile si un client conteste plus tard avoir été prévenu d’une rougeur passagère ou d’un résultat progressif.
- Sécurité : vous détectez une allergie, une grossesse ou un traitement incompatible avant le soin, pas pendant.
- Confiance : le client voit que vous prenez sa santé au sérieux, ce qui rassure surtout lors d’une première visite.
- Preuve : en cas de réclamation, vous pouvez montrer ce qui a été dit et accepté, et à quelle date.
- Organisation : les mêmes questions posées à tous, dans le même ordre, vous font gagner du temps en cabine.
Cas pratique
Exemple : Léa et sa première cliente en rehaussement de cils
Prenons Léa, esthéticienne à domicile. Elle envoie désormais un court questionnaire avec chaque réservation de rehaussement de cils. Une nouvelle cliente y coche « irritation des yeux en ce moment ». Léa l’appelle la veille : la cliente a une conjonctivite. Elles décalent le rendez-vous de deux semaines. Sans le questionnaire, Léa l’aurait découvert en cabine, avec un soin annulé à la dernière minute et un créneau perdu.
Chapitre 02
Ce que dit la loi, et ce qu’elle ne dit pas
Commençons par une précision honnête : il n’existe pas, en France, de modèle de formulaire de consentement imposé à tous les soins esthétiques. Pour la plupart des prestations d’institut (soin du visage, épilation à la cire, modelage, beauté du regard), le formulaire relève de la bonne pratique professionnelle. Vous restez en revanche tenu d’informer votre client sur la prestation, comme tout professionnel qui vend un service à un consommateur.
Certaines techniques ont cependant des règles écrites, et d’autres sont tout simplement interdites hors du cadre médical. Avant de rédiger un formulaire, vérifiez d’abord que l’acte peut être pratiqué en institut. Un formulaire signé ne rend jamais légal un acte réservé à un médecin.
Épilation à la lumière pulsée et au laser : un cadre précis
Depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, l’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique peut être réalisée par des médecins, des infirmiers diplômés d’État et des professionnels qualifiés en soins esthétiques, à condition d’avoir suivi la formation obligatoire (articles D. 1151-1 et suivants du Code de la santé publique). Le Conseil d’État a rejeté en mars 2026 un recours contre ce décret. Les obligations sont détaillées, notamment sur l’information écrite du client.
- Une fiche d’information est remise au client au plus tard avant le premier acte, en termes compréhensibles : risques, contre-indications, catégories de personnes exclues, port obligatoire de lunettes de protection, recommandation de consulter un médecin avant la première séance.
- Un double de cette fiche, daté et signé par le client, est conservé par l’exploitant pendant trois ans.
- L’état de la peau et le phototype sont examinés avant de programmer les séances, et l’absence de contre-indication est vérifiée avant chaque séance.
- Pour le laser, ces vérifications sont consignées dans un document nominatif, tenu à disposition des contrôleurs trois ans après la dernière séance.
Les actes qui restent réservés aux médecins
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que tout acte qui perce la peau relève de la médecine, sauf le tatouage et le maquillage permanent, qui ont leur propre réglementation (déclaration à l’ARS, formation à l’hygiène). Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, sont notamment réservés aux médecins les injections (toxine botulique, acide hyaluronique, mésothérapie, skinboosters), le microneedling, les fils tenseurs, le plasma pen, les peelings moyens ou profonds, et les usages du laser autres que l’épilation, comme le détatouage. La Cour de cassation a jugé en 2023 que le microneedling est un acte médical.
Point de vigilance
Une formation, même certifiée, ou un formulaire de décharge signé par le client ne vous autorise pas à pratiquer un acte réservé aux médecins. En cas de doute sur un soin, renseignez-vous auprès de votre ARS, de votre fédération professionnelle ou de la DGCCRF avant de le proposer.
Chapitre 03
Le contenu d’un bon formulaire de consentement
Un bon formulaire tient sur une à deux pages et se lit en quelques minutes. Il doit être propre à chaque soin : on n’informe pas de la même façon pour une épilation à la cire et pour une séance de lumière pulsée. L’idée est simple : chaque rubrique répond à une question que le client pourrait se poser, ou à un risque que vous voulez écarter.
Évitez le formulaire « fourre-tout » qui empile vingt soins et cinquante contre-indications. Le client finit par tout cocher sans lire, et vous perdez l’intérêt même du document. Mieux vaut un modèle par famille de soins, que vous adaptez au besoin.
| Rubrique | Pourquoi elle compte | Exemple de formulation |
|---|---|---|
| Identité et date | Rattacher le document à une personne et à un moment précis. | Nom, prénom, date de naissance, date de signature. |
| Description du soin | Le client doit savoir ce qui va se passer, étape par étape. | « Le soin dure environ 45 minutes et comprend un nettoyage, l’application d’un gel… » |
| Résultats attendus | Éviter les déceptions et les promesses impossibles. | « Le résultat est progressif et varie selon les personnes. » |
| Effets possibles | Prévenir des réactions normales et de celles qui doivent alerter. | « Une rougeur peut apparaître et disparaît en général en quelques heures. » |
| Contre-indications | Écarter les situations où le soin ne doit pas être réalisé. | Grossesse, traitement photosensibilisant, lésion sur la zone… |
| Précautions avant et après | Le résultat et la sécurité dépendent aussi du client. | « Évitez l’exposition au soleil pendant les jours qui suivent. » |
| Engagement du client | Le client confirme avoir dit vrai et s’engage à signaler tout changement. | « Je préviendrai le praticien de toute évolution de mon état de santé. » |
| Signature | Matérialiser l’accord, libre et informé. | « J’ai lu et compris ces informations et j’accepte le soin. » |
Avant votre rendez-vous
Consentement : peeling doux
Chapitre 04
Questionnaire santé et contre-indications
Le questionnaire santé est la partie la plus utile du formulaire, et la plus délicate. Il doit vous donner les informations nécessaires pour décider si le soin peut avoir lieu, sans transformer votre institut en cabinet médical. Vous n’établissez pas de diagnostic : vous repérez des situations à risque, et en cas de doute, vous orientez vers un médecin.
Posez des questions fermées et précises, liées au soin. « Avez-vous des problèmes de santé ? » ne sert à rien. « Prenez-vous actuellement un traitement qui rend la peau sensible au soleil ? » est bien plus utile. Pour chaque « oui », prévoyez ce que vous ferez : reporter, adapter, demander l’avis d’un médecin.
- Allergies connues (produits cosmétiques, latex, colle, pigments, parfums).
- Traitements en cours, notamment ceux qui rendent la peau fragile ou sensible à la lumière.
- Grossesse ou allaitement, selon le soin.
- Problèmes de peau sur la zone à traiter (lésion, inflammation, infection, herpès récent).
- Exposition récente au soleil ou séance d’UV, pour les soins concernés.
- Soins esthétiques ou médicaux récents sur la même zone.
Questionnaire santé
Confidentiel · utilisé uniquement pour votre soin
Avez-vous des allergies connues ?
Suivez-vous un traitement médical ?
Êtes-vous enceinte ou allaitez-vous ?
Avez-vous une affection de la peau ?
Cas pratique
Exemple : Inès adapte son questionnaire à la lumière pulsée
Prenons Inès, qui a suivi la formation obligatoire et propose l’épilation à la lumière pulsée. Elle a construit un questionnaire spécifique à partir de la notice de son appareil et de sa formation : phototype, bronzage récent, traitements photosensibilisants, grossesse, tatouages sur la zone. Elle joint la fiche d’information réglementaire, que la cliente date et signe. Si une réponse lui semble douteuse, elle ne programme pas les séances et conseille l’avis d’un médecin.
Chapitre 05
Rédiger en langage clair
Un consentement n’est éclairé que s’il est compris. Or beaucoup de formulaires sont écrits comme des contrats : phrases longues, termes techniques, tournures négatives. Résultat, le client signe sans lire. Écrivez comme vous parlez en cabine, avec des mots simples et des phrases courtes. La fiche d’information prévue pour la lumière pulsée et le laser doit d’ailleurs être rédigée « en termes compréhensibles » : c’est une bonne règle pour tous vos documents.
Relisez votre formulaire en vous mettant à la place d’une personne qui découvre le soin. Si un mot vous oblige à l’expliquer à l’oral, remplacez-le ou ajoutez une explication entre parenthèses.
- Une idée par phrase, et des phrases de moins de vingt mots.
- Des mots courants : « rougeur » plutôt que « érythème », « sensible au soleil » plutôt que « photosensibilisant ».
- Des formulations positives : « Protégez votre peau du soleil » plutôt que « Ne pas omettre de ne pas s’exposer ».
- Des durées concrètes quand vous les connaissez : « 48 heures » plutôt que « quelques temps ».
- Une police lisible et une taille suffisante, notamment sur téléphone.
- Aucune clause qui prétend vous dégager de toute responsabilité : elle n’a pas sa place dans un document d’information.
Chapitre 06
Quand et comment le faire signer
Le meilleur moment, c’est avant le rendez-vous, au calme. Un formulaire lu à la hâte à l’accueil, client en manteau, n’est pas vraiment éclairé. Envoyé au moment de la réservation, il laisse le temps de lire, de réfléchir et de vous poser des questions. Vous arrivez au rendez-vous en connaissant déjà les points de vigilance, et vous pouvez annuler à temps si une contre-indication apparaît.
La signature électronique est-elle valable ?
Oui. Le Code civil (article 1367) reconnaît la signature électronique dès lors qu’elle repose sur un procédé fiable d’identification, qui garantit son lien avec le document signé. Le règlement européen eIDAS précise qu’une signature ne peut pas être privée d’effet juridique au seul motif qu’elle est électronique. Il distingue trois niveaux : simple, avancée et qualifiée. Seule la signature qualifiée bénéficie d’une présomption de fiabilité.
Pour un consentement de soin esthétique, une signature simple, tracée au doigt ou validée par un clic, est le plus souvent utilisée. Sa force dépend des éléments qui l’entourent : identité du client, date et heure, version exacte du document signé, impossibilité de le modifier après coup. Plus ces éléments sont conservés, plus votre preuve est solide.
- 1
Envoyer le formulaire à la réservation
Le client reçoit le lien avec sa confirmation. Il remplit le questionnaire santé et lit l’information sur le soin.
- 2
Relire les réponses avant le jour J
Vérifiez les « oui » la veille. En cas de doute, appelez le client ou proposez de décaler.
- 3
Faire signer avant le soin
La signature intervient après la lecture, et toujours avant le premier geste. Rien ne commence sans elle.
- 4
Vérifier oralement en cabine
Demandez simplement : « Quelque chose a changé depuis que vous avez rempli le formulaire ? ». Notez la réponse.
- 5
Remettre une copie au client
Envoyez-lui le document signé par e-mail ou donnez-lui un exemplaire papier. Il doit pouvoir relire les consignes après le soin.
Signez avec votre doigt
Camille Roux · 12/11/2026
Horodaté et archivé
Chapitre 07
Mineurs et mises à jour du consentement
Deux situations demandent une attention particulière : les clients mineurs, et les clients que vous suivez depuis longtemps. Dans les deux cas, la question est la même : la personne qui a signé était-elle en mesure de consentir, et son consentement correspond-il toujours à la réalité ?
Les clients mineurs
Pour un mineur, l’accord d’un titulaire de l’autorité parentale est la règle de prudence, en plus de l’adhésion du jeune lui-même. Pour le tatouage et le maquillage permanent, c’est une obligation écrite : le Code de la santé publique interdit ces techniques sur un mineur sans le consentement écrit d’un parent ou du tuteur, et le professionnel doit pouvoir le prouver pendant trois ans. Pour les autres soins, adoptez la même rigueur : autorisation parentale signée, information donnée au parent, et présence d’un parent lors du premier rendez-vous si possible.
Certains soins se prêtent mal aux clients mineurs. Pour l’épilation à la lumière pulsée ou au laser, référez-vous à votre formation, à la notice de l’appareil et aux catégories de personnes exclues mentionnées dans la fiche d’information.
Mettre à jour à chaque nouveau soin ou changement de santé
Un consentement vaut pour un soin donné, dans une situation donnée. Faites signer un nouveau formulaire pour chaque nouveau type de soin, et redemandez le questionnaire santé à intervalles réguliers pour vos clients fidèles. Entre deux mises à jour, la question orale « Quelque chose a changé ? » avant chaque séance garde tout son sens.
Si le client vous signale une grossesse, un nouveau traitement ou une intervention récente, mettez à jour sa fiche avant le soin suivant. Et si vous modifiez votre protocole ou changez d’appareil, faites relire et signer la nouvelle version.
Cas pratique
Exemple : une cliente fidèle depuis trois ans
Prenons Nadia, qui vient chaque mois pour un soin du visage. Son questionnaire date de son premier rendez-vous. Avant la séance, son esthéticienne lui pose la question habituelle. Nadia répond qu’elle a commencé un nouveau traitement dermatologique. L’esthéticienne lui propose de remplir à nouveau le questionnaire, adapte le soin en retirant le gommage, et lui conseille de demander l’avis de son dermatologue avant de reprendre le protocole complet.
Chapitre 08
Données de santé : RGPD, conservation et archivage
Les réponses à votre questionnaire sont des données de santé, que le RGPD classe parmi les données sensibles. Leur collecte est interdite par principe, sauf exceptions. Pour un institut, l’exception utilisée le plus souvent est le consentement explicite du client, qui doit être libre, spécifique, informé et, comme le rappelle la CNIL, de préférence écrit. Ce consentement aux données est distinct du consentement au soin : prévoyez une case dédiée, non cochée par défaut.
Le client peut retirer ce consentement. Vous pouvez alors refuser un soin pour lequel ces informations sont indispensables à sa sécurité, en le lui expliquant simplement.
- Minimisation : ne demandez que ce qui sert à décider si le soin peut avoir lieu. Pas d’antécédents complets « au cas où ».
- Information : indiquez au client pourquoi vous collectez ces données, qui y a accès, combien de temps vous les gardez et comment exercer ses droits.
- Sécurité : accès protégé par mot de passe, pas de formulaires papier qui traînent à l’accueil, pas d’envoi de ces données par messagerie personnelle.
- Droits du client : il peut accéder à ses données, les faire rectifier ou demander leur suppression, sous réserve des documents que la loi vous impose de garder.
- Durée : le RGPD n’impose pas de durée chiffrée, mais vous devez en fixer une, justifiée par l’objectif, puis supprimer ou archiver.
Consentements signés
4 documentsCamille Roux
Peeling doux
Inès Moreau
Soin éclat du visage
Sarah Benali
Soin visage
Julie Petit
Peeling doux
Point de vigilance
Pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, la fiche d’information signée doit être conservée trois ans, et le document de suivi laser trois ans après la dernière séance. Pour les autres soins, fixez votre durée avec votre assurance ou un conseil juridique, car les délais pour agir en cas de dommage corporel peuvent être longs.
Chapitre 09
Les erreurs à éviter
La plupart des problèmes viennent moins de l’absence de formulaire que d’un formulaire mal utilisé. Voici les pièges les plus fréquents, et ce qu’il faut faire à la place.
- Faire signer après le soin, ou pendant : le consentement doit toujours précéder le premier geste.
- Utiliser un modèle trouvé en ligne sans l’adapter à vos soins, à votre appareil et à vos produits.
- Croire qu’une « décharge de responsabilité » vous protège de tout : elle ne remplace ni l’information, ni le respect des règles.
- Proposer un acte réservé aux médecins en pensant que le formulaire signé suffit à le rendre possible.
- Ignorer un « oui » dans le questionnaire santé, ou ne pas savoir quoi en faire.
- Garder les formulaires papier dans un classeur ouvert à l’accueil, ou les données de santé sans limite de durée.
- Ne jamais mettre à jour le consentement d’un client fidèle depuis des années.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses.
Pas pour tous les soins. Il n’existe pas de modèle unique imposé à l’ensemble des prestations d’institut. En revanche, pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, une fiche d’information écrite, datée et signée par le client, est obligatoire et doit être conservée trois ans. Pour les autres soins, c’est une bonne pratique fortement recommandée.
Il prouve que le client a été informé et a accepté le soin, ce qui est précieux. Mais il ne couvre pas une faute, un manque de précaution ou un acte interdit. Il ne remplace pas non plus votre assurance responsabilité civile professionnelle. Voyez-le comme un élément de preuve parmi d’autres, pas comme une protection absolue.
Le Code civil reconnaît la signature électronique lorsqu’elle repose sur un procédé fiable d’identification, lié au document signé. Le règlement européen eIDAS interdit de lui refuser tout effet au seul motif qu’elle est électronique. Pour un consentement de soin, une signature simple bien tracée (identité, date, document non modifiable) constitue en général une preuve sérieuse.
Cela dépend du soin. Pour le tatouage et le maquillage permanent, le consentement écrit d’un parent ou du tuteur est obligatoire. Pour les autres soins, demandez par prudence une autorisation parentale signée et informez le parent. Certains soins sont déconseillés ou exclus pour certaines catégories de personnes : référez-vous à votre formation et aux fiches d’information.
Pour l’épilation à la lumière pulsée et au laser, la fiche d’information signée se conserve trois ans. Pour les autres soins, aucune durée unique n’est fixée : le RGPD vous demande de définir une durée justifiée par l’objectif, puis de supprimer ou d’archiver. Faites valider votre choix par votre assureur ou un conseil juridique.
Ce guide est informatif et ne remplace pas un conseil juridique ou médical. La réglementation des soins esthétiques évolue : vérifiez les textes en vigueur (Légifrance, ARS, DGCCRF, CNIL) et renseignez-vous auprès de votre fédération professionnelle avant de proposer un nouveau soin.
Avec Kalenai