Guide N°05 / 07
Facture et devis d’auto-entrepreneur : les mentions obligatoires 2026
Mentions obligatoires, numérotation, TVA non applicable, pénalités, devis, avoirs, facture électronique : le guide complet de la facture en micro-entreprise.
Vous venez de terminer une belle mission pour un client professionnel. Vous ouvrez un document vierge, tapez « Facture » en haut… puis le doute s’installe. Faut-il le SIREN ou le SIRET ? La mention sur la TVA, c’est laquelle déjà ? Et ces fameux 40 €, on les met où ? Une facture incomplète n’est pas qu’un détail : elle peut retarder votre paiement, compliquer une relance et vous exposer à une amende. Ce guide reprend, point par point, tout ce qu’une facture et un devis de micro-entrepreneur doivent contenir en 2026, avec des exemples concrets et les changements liés à la facturation électronique.
L’essentiel en 5 points
- 1Une facture comporte toujours la même base : vos coordonnées avec la mention « EI », celles du client, un numéro continu, les dates, le détail chiffré et les conditions de paiement.
- 2En franchise en base de TVA, vous ne facturez pas de TVA et vous devez l’écrire sur chaque facture ; l’ancienne référence à l’article 293 B reste acceptée jusqu’au 31 décembre 2027.
- 3Avec un client professionnel, indiquez le taux des pénalités de retard, l’indemnité forfaitaire de 40 € et les conditions d’escompte.
- 4Une erreur sur une facture déjà émise ne se corrige jamais en modifiant le document : on émet une facture rectificative ou un avoir, avec un nouveau numéro.
- 5Depuis le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques ; l’émission devient obligatoire pour les micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027, entre entreprises.
Chapitre 01
Les mentions obligatoires d’une facture
Que votre client soit un particulier ou une entreprise, une facture repose sur un socle commun. L’administration le résume ainsi : on doit pouvoir savoir qui vend, à qui, quoi, quand et à quel prix, et comment le paiement doit se faire. Le tableau ci-dessous reprend les mentions à faire figurer sur une facture de micro-entrepreneur, avec un exemple pour chacune. Certaines ne concernent que les clients professionnels : elles sont signalées dans la colonne des remarques.
Gardez en tête que ces mentions s’ajoutent les unes aux autres. Une facture très soignée visuellement mais sans date d’échéance, ou sans numéro, reste une facture incomplète. À l’inverse, une facture sobre, générée par un logiciel, peut être parfaitement conforme. La forme compte peu ; le contenu, lui, compte beaucoup.
| Mention | Exemple | Remarque |
|---|---|---|
| Date d’émission | Le 6 novembre 2026 | La facture s’émet en principe dès la prestation réalisée. |
| Numéro de facture | 2026-047 | Unique, chronologique et continu, sans trou ni doublon. |
| Date de la prestation | Séance du 4 novembre 2026 | Ou date de versement de l’acompte s’il s’agit d’une facture d’acompte. |
| Votre identité | Claire Martin, EI, 12 rue des Lilas, 69003 Lyon | Nom et prénom, mention « EI » ou « Entrepreneur individuel », adresse. |
| Votre numéro SIREN | SIREN 912 345 678 | Le SIRET (SIREN suivi du code de l’établissement) est aussi accepté en pratique. |
| Identité du client | Studio Bien-Être SARL, 8 place Bellecour, 69002 Lyon | Pour un particulier : nom, prénom et adresse. |
| Détail de la prestation | Atelier gestion du stress, 2 h, 1 × 180 € | Désignation, quantité, prix unitaire, réductions éventuelles. |
| Total à payer | Total : 180 € | En franchise, le montant HT est aussi le montant à payer. |
| Mention de TVA | TVA non applicable, art. 293 B du CGI | Obligatoire si vous êtes en franchise en base de TVA. |
| Date d’échéance | À régler au plus tard le 6 décembre 2026 | Une date précise évite toute discussion. |
| Pénalités de retard | Taux de 12,40 % en cas de retard | Clients professionnels : le taux doit figurer sur la facture. |
| Indemnité de recouvrement | Indemnité forfaitaire de 40 € | Uniquement pour les clients professionnels. |
| Escompte | Escompte pour paiement anticipé : néant | À indiquer même si vous n’en proposez pas. |
Facture
N° F-2026-042 · 12/11/2026
Léa Martin EI
12 rue Vauban, 69006 Lyon
SIRET 912 345 678 00012
Facturé à
Camille Roux, 8 quai Perrache, 69002 Lyon
TVA non applicable,
art. L. 223 et s. du CIBS
Échéance : à réception
83,00 €
Chapitre 02
La mention EI et la numérotation continue
Deux mentions posent souvent question aux indépendants : la mention « EI » à côté du nom, et le numéro de facture. Elles paraissent anodines, ce sont pourtant celles que l’on oublie le plus quand on rédige ses factures à la main.
Pourquoi écrire « EI » à côté de votre nom
Depuis la réforme du statut de l’entrepreneur individuel, votre nom et votre prénom doivent être précédés ou suivis de la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI » sur vos factures, devis et documents commerciaux. Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel : il est donc concerné. Si vous utilisez un nom commercial, par exemple « Atelier Zen », indiquez aussi votre nom et votre prénom, suivis de la mention EI. C’est ce qui permet à votre client de savoir avec qui il contracte.
Une suite de numéros sans trou
Chaque facture porte un numéro unique, attribué dans l’ordre chronologique, sans saut ni doublon. Vous ne pouvez pas sauter le numéro 12 parce qu’une facture a été annulée, ni réutiliser un numéro déjà attribué. Beaucoup d’indépendants commencent une nouvelle série chaque année avec un préfixe, par exemple 2026-001, 2026-002, puis 2027-001. C’est admis, à condition que la série reste continue à l’intérieur de chaque année.
- Évitez les numéros fantaisistes, comme le nom du client ou la date seule.
- Une facture annulée ne disparaît pas : elle est neutralisée par un avoir, qui porte lui aussi un numéro.
- Si vous changez d’outil de facturation, reprenez la numérotation là où vous l’aviez laissée.
- Ne créez pas une série séparée par client : la continuité doit se lire sur l’ensemble de votre activité.
Séquence continue
Trou dans la numérotation
Point de vigilance
Un trou dans la numérotation peut éveiller des soupçons lors d’un contrôle, car il peut laisser penser qu’une recette n’a pas été déclarée.
Chapitre 03
Franchise en base de TVA : la mention à ne pas oublier
La plupart des micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA : ils ne facturent pas de TVA à leurs clients et ne la récupèrent pas sur leurs achats. En contrepartie, chaque facture doit le dire clairement. La mention historique est « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Depuis le 1er septembre 2026, les règles de TVA ont été transférées dans le code des impositions sur les biens et services (CIBS) : l’administration indique la nouvelle formulation « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du CIBS ».
Pas de panique pour vos modèles actuels : selon service-public.fr, une période de tolérance est admise jusqu’au 31 décembre 2027 pendant laquelle la référence à l’article 293 B reste acceptée. Vous pouvez donc profiter d’une mise à jour de vos modèles pour passer à la nouvelle mention, sans urgence. Ce qui ne change pas : une facture en franchise ne doit faire apparaître aucun montant de TVA. Si vous en indiquez une par erreur, vous en devenez redevable du seul fait de l’avoir facturée.
Pour 2026, les seuils de la franchise restent inchangés : le projet de seuil unique à 25 000 €, envisagé dans la loi de finances pour 2025, a été abandonné. Pour une activité de prestations de services, le seuil de base est de 37 500 € de chiffre d’affaires annuel, avec un seuil majoré de 41 250 €. Ces montants évoluent régulièrement : vérifiez-les chaque année sur entreprendre.service-public.fr ou impots.gouv.fr.
- Chiffre d’affaires de l’année précédente au-dessus du seuil de base : vous perdez la franchise au 1er janvier suivant.
- Chiffre d’affaires de l’année en cours au-dessus du seuil majoré : vous perdez la franchise dès le jour du dépassement.
- À partir de ce moment, vos factures doivent faire apparaître la TVA, son taux et les montants HT et TTC.
- Activité mixte (vente et services) : les deux seuils s’appliquent, chacun pour la part concernée.
Chapitre 04
Clients professionnels : délais, pénalités, 40 € et escompte
Lorsque vous facturez une entreprise, une association ou un autre indépendant, des mentions supplémentaires deviennent obligatoires. Elles servent à encadrer les retards de paiement. En principe, le délai de paiement est de 30 jours après la réalisation de la prestation. Vous pouvez convenir d’un délai plus long, dans la limite de 60 jours après l’émission de la facture, ou de 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit.
La facture doit indiquer le taux des pénalités de retard, dues sans rappel dès le lendemain de l’échéance. Ce taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux de l’intérêt légal, soit 8,25 % selon service-public.fr. À défaut d’autre accord, on applique le taux de la Banque centrale européenne majoré de 10 points : 12,40 % pour le second semestre 2026. Ces taux changent chaque semestre, pensez à les actualiser en janvier et en juillet.
- Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : 40 €, due une seule fois par facture payée en retard, en plus des pénalités.
- Cette indemnité ne peut être réclamée qu’à un client professionnel, jamais à un particulier.
- Escompte : indiquez vos conditions si vous accordez une remise pour paiement anticipé, ou écrivez « Escompte pour paiement anticipé : néant ».
- Numéro de bon de commande : reportez-le sur la facture si votre client vous en a remis un.
Encaissé
1 240 €
En attente
305 €
En retard
240 €
Camille Roux
F-2026-042
Inès Moreau
F-2026-041
Atelier Nova
F-2026-039
Cas pratique
Exemple : Julien, consultant, et une facture en retard
Prenons Julien, consultant en organisation. Il facture 1 200 € à une PME, échéance au 15 octobre. Le 15 novembre, toujours rien. Comme sa facture mentionne un taux de 12,40 % et l’indemnité de 40 €, il peut les réclamer sans discussion. Calcul simple : 1 200 € × 12,40 % × 31 jours ÷ 365 = environ 12,64 € de pénalités, plus 40 € d’indemnité. Le montant reste modeste, mais une relance chiffrée et appuyée sur la facture accélère souvent le paiement.
Chapitre 05
Clients particuliers : facture ou note, quand est-ce obligatoire ?
Avec les particuliers, la règle dépend de ce que vous vendez. Pour une prestation de services, une note (c’est-à-dire une facture) doit obligatoirement être remise au client lorsque le montant dépasse 25 € TVA comprise. En dessous, elle reste facultative, sauf si le client la demande. Pour une coiffeuse, une esthéticienne, un coach ou un praticien bien-être, cela concerne donc la très grande majorité des rendez-vous.
Pour une vente de biens à un particulier, la facture n’est obligatoire que si le client la demande ou dans certains cas particuliers, comme la vente à distance. Sinon, un ticket de caisse suffit. Notez que l’impression systématique du ticket de caisse est interdite depuis le 1er août 2023 : on le propose, on ne l’impose plus.
Côté contenu, une facture à un particulier reprend le socle commun : vos coordonnées avec la mention EI, votre SIREN, le nom et l’adresse du client, la date, le numéro, le détail et le total, la mention de TVA. Pas besoin des pénalités de retard pour professionnels ni de l’indemnité de 40 €, qui ne s’appliquent pas aux particuliers. Même pour une séance réglée sur place, la note doit être établie et vous devez en garder un double.
Cas pratique
Exemple : Sarah, esthéticienne, et ses soins du jour
Prenons Sarah, esthéticienne à domicile. Ce matin, elle réalise un soin du visage à 65 € et une pose de vernis à 20 €. Pour le soin, la note est obligatoire : le montant dépasse 25 €. Pour la pose de vernis, elle n’est obligatoire que si la cliente la demande. Sarah choisit pourtant de faire une facture pour chaque prestation : sa numérotation reste simple, son livre des recettes est complet et elle n’a jamais à se demander si un document manque.
Chapitre 06
Le devis : quand il est obligatoire et ce qu’il doit contenir
Le devis n’est pas obligatoire pour toutes les activités. Il l’est dans certains secteurs précis, par exemple les travaux et le dépannage à domicile, le déménagement, l’optique ou les services à la personne lorsque le prix mensuel atteint 100 € TTC. Pour une activité de soins, de conseil ou d’accompagnement, il n’est pas imposé par principe, mais il reste vivement conseillé dès qu’une prestation est importante, longue ou sur mesure.
Les mentions à prévoir
- La date du devis et un numéro, pour le retrouver facilement.
- Vos coordonnées avec la mention EI et votre SIREN, puis celles du client.
- Le détail des prestations : nature, quantité, prix unitaire et total.
- La mention de TVA si vous êtes en franchise.
- La durée de validité de l’offre, par exemple « Devis valable 30 jours ».
- Le caractère gratuit ou payant du devis et, s’il est payant, son prix.
- Les conditions de paiement prévues : acompte éventuel, échéance, moyens de paiement.
Gratuit ou payant, signé ou non
En général, le devis est gratuit. Vous pouvez le facturer s’il demande un vrai travail, comme un déplacement ou une étude, mais vous devez en informer le client avant de l’établir. Une fois accepté par le client, le devis engage les deux parties. Pour en garder la preuve, demandez une signature précédée de la mention « Bon pour accord », avec la date. Le devis signé devient alors la base de votre future facture.
Devis
N° D-2026-018 · 05/11/2026
Acompte de 30 % à la signature · TVA non applicable, art. L. 223 et s. du CIBS
« Bon pour accord », date et signature du client
Point de vigilance
Dans les secteurs où il est obligatoire, l’absence de devis expose à une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique.
Chapitre 07
Acomptes, avoirs et correction d’une erreur
Il arrive qu’un client paie une partie à l’avance, ou qu’une facture contienne une erreur. Dans les deux cas, la règle d’or est la même : on ne modifie jamais un document déjà émis. On en crée un nouveau, numéroté dans la suite normale. Côté acompte, faites attention au vocabulaire : un acompte engage les deux parties, alors que des arrhes permettent au client de renoncer en les perdant. Si rien n’est précisé, une somme versée par un consommateur est considérée comme des arrhes.
- 1
Facturez l’acompte
Quand le client verse un acompte, émettez une facture d’acompte qui indique la date du versement, le montant et la prestation concernée.
- 2
Émettez la facture de solde
Une fois la prestation réalisée, la facture finale reprend le total, rappelle le numéro de la facture d’acompte et déduit le montant déjà versé.
- 3
Corrigez avant paiement
Une erreur repérée après l’envoi mais avant le paiement se corrige par une facture rectificative portant la mention « Annule et remplace la facture n° … », avec un nouveau numéro.
- 4
Émettez un avoir après paiement
Si la facture est déjà réglée, ou si vous accordez un remboursement ou un geste commercial, établissez une facture d’avoir, numérotée, qui fait référence à la facture d’origine.
- 5
Gardez tout
La facture d’origine, la facture rectificative et l’avoir sont tous conservés : ensemble, ils racontent l’historique complet de l’opération.
Chapitre 08
Facturation électronique : ce qui change en 2026 et 2027
La généralisation de la facture électronique entre entreprises a commencé. Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail : c’est un fichier structuré, transmis par une plateforme agréée par l’administration. Le calendrier distingue la réception et l’émission. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, y compris les micro-entrepreneurs en franchise.
L’émission deviendra obligatoire pour les micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027, pour les opérations entre entreprises établies en France. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, elles, émettent déjà depuis le 1er septembre 2026. Les factures adressées à des particuliers ne sont pas concernées par cette obligation, mais certaines données de ces ventes pourront devoir être transmises à l’administration (on parle d’e-reporting).
- Choisissez dès maintenant une plateforme agréée pour recevoir les factures de vos fournisseurs professionnels.
- À partir du 1er septembre 2027, quatre mentions s’ajoutent : le SIREN du client professionnel, l’adresse de livraison si elle diffère, la nature de l’opération (biens, services ou les deux) et, le cas échéant, l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits.
- Pour un micro-entrepreneur qui ne fait que des prestations de services, la nature de l’opération sera simplement « prestations de services ».
- Si vous ne travaillez qu’avec des particuliers, l’émission de factures électroniques ne vous concerne pas, mais restez attentif aux règles d’e-reporting.
Point de vigilance
Les détails pratiques de la réforme (plateformes, e-reporting, calendrier) ont déjà été ajustés plusieurs fois : vérifiez les dates en vigueur sur impots.gouv.fr avant de choisir votre solution.
Chapitre 09
Conservation, erreurs fréquentes et sanctions
Vos factures, émises comme reçues, doivent être conservées 10 ans, au titre des documents comptables. Vos devis se conservent 5 ans. Gardez-les dans l’ordre, sous une forme lisible et non modifiable : un PDF archivé ou un logiciel qui conserve l’historique conviennent très bien. En micro-entreprise, vos factures alimentent aussi votre livre des recettes, que vous devez pouvoir présenter en cas de contrôle.
Côté sanctions, chaque mention manquante ou inexacte peut coûter une amende de 15 €, dans la limite du quart du montant de la facture. L’absence pure et simple de facture est bien plus lourde : l’amende peut aller jusqu’à 75 000 € pour une personne physique. Ces montants restent rarement appliqués à une petite erreur de bonne foi, mais ils rappellent qu’une facture est un document officiel.
- Oublier la mention « EI » à côté de son nom.
- Laisser un trou dans la numérotation ou réutiliser un numéro.
- Omettre la mention de franchise en base de TVA, ou au contraire faire apparaître une TVA que l’on ne doit pas facturer.
- Ne pas indiquer de date d’échéance ni de taux de pénalités pour un client professionnel.
- Réclamer l’indemnité de 40 € à un particulier.
- Modifier une facture déjà envoyée au lieu d’émettre une facture rectificative ou un avoir.
- Ne pas conserver les doubles des notes remises aux clients particuliers.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses.
Une facture d’auto-entrepreneur indique la date, un numéro unique et continu, vos nom et prénom avec la mention « EI », votre adresse et votre SIREN, l’identité du client, la date et le détail de la prestation, le total, la mention de franchise de TVA et la date d’échéance. Pour un client professionnel, ajoutez le taux des pénalités de retard, l’indemnité de 40 € et les conditions d’escompte.
Si vous êtes en franchise en base de TVA, écrivez « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Depuis le 1er septembre 2026, la référence officielle devient « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du CIBS », mais l’ancienne formule reste acceptée jusqu’au 31 décembre 2027. Aucune TVA ne doit apparaître sur la facture.
Pour une prestation de services, oui dès que le montant dépasse 25 € TVA comprise : une note doit être remise au client. En dessous, elle est facultative, sauf si le client la demande. Pour une vente de biens à un particulier, la facture est obligatoire seulement à la demande du client ou dans certains cas comme la vente à distance.
Oui. Depuis le 1er septembre 2026, il doit pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. À partir du 1er septembre 2027, il devra aussi émettre ses factures au format électronique pour ses clients professionnels établis en France. Les factures aux particuliers ne sont pas concernées, mais certaines données pourront devoir être transmises à l’administration.
Les factures émises et reçues se conservent 10 ans, comme tous les documents comptables. Les devis se conservent 5 ans. Archivez-les dans l’ordre de numérotation, sous une forme lisible et non modifiable, par exemple en PDF ou dans votre logiciel de facturation, afin de pouvoir les présenter facilement en cas de contrôle.
Ce guide est informatif, à jour en novembre 2026, et ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable. Les règles fiscales, les seuils et les taux évoluent : vérifiez-les sur entreprendre.service-public.fr et impots.gouv.fr.
Avec Kalenai